Dépistage précoce et gratuit : l’équipe du Dr Nazaire Nsekarequiert un soutien des secteurs public et privé

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Depuis près de cinq ans, le chef de service de néphrologie des Cliniques universitaires du Mont Amba, le professeur Nazaire Nseka, et une équipe de spécialistes dans les domaines du diabète et des maladies cardio-vasculaires ont décidé d’agir en amont pour freiner les ravages causés à Kinshasa et ailleurs dans le pays par   ces pathologies dont on dit qu’elles provoquent autant des morts que le VIH/Sida.

Tous ceux qui suivent de près l’évolution de la mortalité dans la capitale ces derniers mois, se sont rendus compte que la majorité des décès sont liés à des affections rénales, au diabète et à l’hypertension artérielle.Dans la même période, il a été constaté une tendance prononcée chez les malades qui en ont les moyens, à se rendre aux soins en Asie où les miracles espérés ne sont pas toujours au rendez-vous.

C’est ici que l’initiative des professeurs de l’Unikin, avec à leur tête Nazaire Nseka, trouve tout son sens. Parce qu’au lieu d’attendre que les cas s’aggravent et deviennent même incurables, les spécialistes des Cliniques universitaires préfèrent découvrir le mal à son stade le plus précoce en vue de l’attaquer avec un maximum de chance d’obtenir la rémission.

Depuis plus de cinq ans, l’équipe de Nazaire Nseka descend sur le terrain à la fin du premier trimestre de l’année pour organiser le dépistage précoce des affections rénales, du diabète et de l’hypertension artérielle. Des milliers des vies ont déjà été sauvées grâce à cette stratégie qui permet aux personnes apparemment saines de découvrir subitement  qu’ils avaient besoin de consulter régulièrement un médecin et de suivre un traitement approprié pour telle ou telle affection.

Mais il y a un problème. Ce dépistage précoce a un coût car il ne s’agit pas seulement de mobiliser des équipes médicales sur le terrain, mais aussi du matériel et des intrants.

 A chacune des campagnes organisées jusqu’ici, la population a répondu massivement, surtout lorsqu’elle s’est rendue compte que celles-ci ont pour objet de combattre de «redoutables tueurs silencieux» que sont l’affection rénale, le diabète et l’hypertension artérielle.

Des examens donnent des résultats immédiats et un diagnostic rapide
Prise de poids, mesure de la taille, examen d’urine, interrogatoire des malades sur leur état sanitaire et leurs habitudes alimentaires, un diagnostic donne le bilan médical du patient, avant que les malades qui se découvrent  à temps, soient transférés vers des centres médicaux spécialisés. Et les bien portants qui se découvrent sains, s’en tirent toujours avec de bons conseils quant à leur régime alimentaire et aux conséquences de la sédentarité et de l’absence d’activités physiques régulières.
Par ces différentes campagnes de consultation gratuite, le service de néphrologie des Cliniques universitaires du Mont Amba a réussi à sauver de nombreuses vies humaines. Le dépistage précoce et gratuit a rappelé à bon nombre des personnes consultées, les risques de l’obésité et surtout les dangers auxquels s’exposent les amateurs de la bonne chair, de vins et des whiskies. Cette indiscipline alimentaire caractérisée par une consommation sans modération des graisses animales et végétales, du sel de cuisine et du sucre, comme les équipes médicales du Dr Nseka ont eu à le relever, ne garantissent pas une alimentation saine et équilibrée. Voilà comment certains compatriotes ont appris à contrôler leur alimentation, et pour faire mieux, à consulter des nutritionnistes.
Par ailleurs, des variations dangereuses de l’hypertension artérielle (HTA) détectées à temps, ont pu éviter aux malades, des accidents cardio-vasculaires. Que dire des maladies rénales qui ont été repérées lors de ces consultations !
En se découvrant malades, les personnes consultées gratuitement ont l’avantage d’avoir réalisé quelques économies quant au diagnostic de leur état pathologique. Au moins, elles savent ce qui les attend en cas de négligence ou de recours aux aux féticheurs du coin.

Les campagnes nécessitent des financements pour leur réussite totale

Comme déjà souligné plus haut, ces campagnes ont un coût. Elles nécessitent donc un soutien actif des pouvoirs publics qui devraient se sentir interpellés par la montée vertigineuse de la mortalité dans notre pays. Posez la question aux riverains du boulevard Lumumba qui conduit aux cimetières de Kinkole et Nécropole. Posez la même question aux riverains de la route de Matadi qui conduit au cimetière de Benseke. Posez la même question aux  riverains de Nganda qui assistent chaque jour aux défilés des corbillards. Vous serez pris d’effroi par le nombre toujours important des cortèges funèbres qui conduisent chaque jour un nombre incalculable des kinois vers leur dernière demeure. Ces morts qui laissent derrière eux la désolation auraient pu être sauvé si on finançait des campagnes comme celles des professeurs de l’Unikin. L’argent que l’on débloque régulièrement pour envoyer certains congolais en Asie ou en Afrique du
Sud serait plus utile ment utilisé s’il était mis au service des campagnes de dépistage précoce des maladies qui tuent silencieusement.
Face aux difficultés que rencontrent les promoteurs de ces campagnes pour réunir les moyens de servir la population, nous lançons un appel au gouvernement et aux compagnies privées pour qu’ils s’investissent dans cette oeuvre dont l’importncen’est plus à souligner. Après tout, ne dit-on pas que mieux vaut prévenir que guérir ?
J.R.T.

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