Dépenses folles dans des hôtels de Kinshasa

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Un mystère épais couvre encore le cambriolage de l’appartement d’un sujet marocain à Gombe. Cambriolage perpétré sous une pluie battante, sur avenue colonel Ebeya n° 56, dans la nuit du 6 au 7 avril 2011 par deux malfaiteurs et qui leur a rapporté 33.000 dollars.

Bien que les deux voleurs, Bavon Bakumi alias Dany et son comparse Roger Bwasi aient été arrêtés la semaine passée, par les limiers du Bataillon de la police d’investigations criminelles, on ne sait toujours pas comment ils avaient su que dans l’appartement de Issam Raf, sujet marocain, ils allaient trouver un gros butin. Et comment ils pouvaient accéder facilement à son appartement du 1 er niveau d’un immeuble situé en diagonale de l’Hôtel de ville de Kinshasa, à quelque 500 mètres de l’état-major du Groupement mobile d’intervention Ouest à Mama Yemo.
Interrogés séparément et confrontés par la suite, Bakumi et Bwasi sont demeurés sur la défensive, s’abstenant de révéler leurs antécédents judiciaires, et leurs complices dans ce vol.

Ils ont néanmoins reconnu qu’ils ont volé dans l’appartement de leur victime un poste téléviseur Samsung à cristaux liquides de 32 pouces, un ordinateur portable de marque Acer, un lecteur DVD de marque L.G. et trois chèques bancaires. Après la découverte des bottes de devises dans une  mallette, Dany a proposé à son acolyte d’abandonner l’écran plat qui devenait encombrant et pouvait attirer l’attention des promeneurs nocturnes.
Comment ont-ils procédé par la suite ? Le chef de bande a emporté le butin à son domicile. Et le partage est intervenu le lendemain. Si Bwasi a avoué avoir touché 700 dollars, Bakumi se rappelle qu’il ne disposait que de 19.000 dollars sur la somme de 33.000 dollars. C’est ici qu’apparaissent les contradictions de ces deux voleurs invétérés, maintes fois arrêtés par les services de la police pour cambriolages.
De son magot, Bakumi s’est offert quelques orgies. Mais pour se prémunir contre la disette, il a effectué un voyage au port de Boma où il est allé acheter un mini-bus Mercedes Benz 207 à 10.500 dollars, un frigo debout et tant d’autres appareils électro-ménagers de seconde main.
A Kinshasa, il a acquis une motocyclette de marque Léopard à 1.050 dollars et avec son mini-bus, il entendait exploiter le transport en commun.
L’OPJ enquêteur, le commissaire principal Nzoko, pense pouvoir reconstituer les autres forfaits commis par ce duo.

Bwasi avait opéré en solo au salon Franck sur Huileries

Selon des recoupements, les services du Bataillon de la police d’investigations criminelles avaient appréhendé au mois de mars dernier, Roger Bwasi Elanga, 18 ans, domicilié sur avenue Luvua n° 128, quartier Ngwaka, commune de Kinshasa, au mois de mars dernier. C’était sur plainte des établissements Salon Franck situés sur avenue des Huileries, commune de Lingwala, qui avaient enregistré le cambriolage d’un groupe électrogène dans la nuit du 27 au 28 mars 2011.
Soumis à un feu nourri des questions des limiers du Bataillon de la police d’investigations criminelles, le jeune voleur s’est trahi en révélant qu’il avait commis un forfait sur avenue Kato n° 143, commune de Kinshasa. Au domicile de M. Fani Lwaka, il avait emporté un poste téléviseur de marque Philips de 22 pouces et la somme de 200 dollars.
Et c’est lui-même qui conduira les enquêteurs à cette adresse, en montrant comment il était parvenu à faire irruption dans la maison de sa victime.
Le commissaire principal Mungiedi qui a instruit ce dossier, recherche d’autres faits perpétrés par ce malfaiteur dont l’âge – 18 ans au mois de mars 2011. peut surprendre.

Signalons que le voleur Bavon Bakumi est domicilié dans les barges désaffectées au Port public de l’Onatra. C’est là qu’il mène une vie de clochard.
Après le vol de 33.000 dollars, il a dévoilé quelques orgies qu’il s’est offertes dans la ville de Kinshasa. Avec son paquet, Bakumi a séjourné dans plusieurs hôtels et flats où il meublait ses nuits, avec de jeunes prostituées.
Comment ne pouvais-je pas oublier au cours de cette période, les nuits agitées et les piqûres des moustiques dans des barges, sans confort ? a-t-il martelé. Et c’est ce qui explique qu’il a dépensé sans compter, s’offrant des repas copieux dans des restaurants de luxe et des sorties dans des clubs-dancings les plus huppés. J’étais devenu un prince jusqu’à mon arrestation par les enquêteurs de la police, aimait-il se rappeler avec nostalgie la courte période de l’après-vol de 33.000 dollars. «Comme les bonnes choses ne durent pas longtemps ! «devait-il lâcher, alors qu’il se trouve incarcéré dans les cachots du District de la police de Lukunga.

Une fois de plus, le Bataillon de la police d’investigations criminelles a prouvé qu’après la mort de son ancien commandant titulaire, l’inspecteur Moba Poa, ses services sont toujours opérationnels et entendent poursuivre avec la même détermination, la lutte contre la criminalité et son corollaire, le banditisme urbain. 

J.R.T.

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