Une délégation des étudiants de Kinshasa chez Minaku

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Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a accordé une audience, hier mardi 14 juin 2016, peu avant le début de la plénière du jour, à une délégation des étudiants des universités et instituts supérieurs de la capitale. Ils étaient venus remettre au Speaker de la chambre basse un mémo relatif à leur participation au processus électoral de leur pays en tant qu’électeurs. Réunis dans l’organisation dénommée : « Je suis jeune étudiant, le Congo m’appartient, je dois voter », les interlocuteurs d’Aubin Minaku ont soutenu que le nombre des nouveaux majeurs atteindrait actuellement quelque 10 millions de potentiels votants en attente du visa du
pouvoir organisateur des élections en République démocratique du Congo, en l’occurrence la Commission électorale nationale indépendante, CENI. Pour justifier leur démarche, ils se sont appuyés sur l’article 5 de la constitution qui énonce que « la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections, et indirectement par ses représentants.
Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer
l’exercice. La loi fixe les conditions d’organisation des élections et
du référendum. Le suffrage est universel, égal et secret. Il est
direct ou indirect. Sans préjudice des dispositions des articles 72,
102, et 106 de la présente constitution, sont électeurs et éligibles,
dans les conditions déterminées, tous les Congolais de deux sexes,
âgés de dix huit ans révolus et jouissant de leurs droits civils et
politiques ».Voilà pourquoi ils déclarent s’insurger contre toute
démarche ou schéma allant dans le sens de les exclure de la jouissance
de leurs droits. Puis, ils ont remis officiellement leur mémo au
président de l’Assemblée nationale, avec une liste des 10.099
signataires, d’après leurs dires.
A son tour, Aubin Minaku a salué la démarche de ses interlocuteurs,
avant de leur recommander la compréhension des phénomènes sociaux.
C’est-à-dire étant appelés à gérer ou diriger le lendemain, ils
doivent connaître leurs droits et en jouir normalement. « Par cette
démarche, les jeunes sont en train de cristalliser leur indépendance,
et chercher à jouir de leur droit de vote », a souligné le président
de l’Assemblée nationale en rappelant que le vote est un instrument
d’autodétermination d’un peuple. Il importe de signaler que le mémo a
été également remis au président du Sénat Léon Kengo wa Dondo. Les
signataires ont affirmé leur détermination de secouer tous les chefs
des corps concernés ou à même de jouer un rôle dans le processus
électoral.

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