Déjà 9.000 signatures contre le Bureau de Ngoy Mulunda

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La pétition pour la démission du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que préside Ngoy Mulunda et pour son audit externe a déjà récolté plus de 9.000 signatures bien identifiées. Cette nouvelle a été divulguée lors d’un point de presse organisé hier lundi 09 avril 2012, au siège de la Nouvelle Société Civile Congolaise (N.S.C.C.), dans la commune de Kasa-Vubu, par son coordinateur national, Jonas Tshiombela Kabiena. Initiée par une « Coalition de la Société civile du Congo », cette pétition est l’une des faces visibles de la grande déception causée par la légèreté affichée par la CENI dans l’organisation des élections du 28 novembre 2011. Cet incivisme dans l’organisation de ces élections s’est manifesté, selon cette Coalition, par plusieurs violations de la loi électorale, à savoir, les tripatouillages des listes électorales ; le manque de transparence dans la compilation des résultats ; le refus de l’audit du serveur central ; l’absence des procès-verbaux contradictoires dans la plupart des bureaux de vote ; la délocalisation intentionnelle de certains bureaux de vote ; la perte des matériels sensibles électoraux sans explication (bulletins de vote et P.V.) ; etc.

 

Plusieurs responsables des organisations non gouvernementales de droits de l’homme (ongdh) ont co-animé cette rencontre. C’était le cas de Dolly Ibefo de la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (V.S.V) ; de Jean Claude de l’Association africaine pour les droits de l’homme (Asadho) ; de Me  Sylvain de la Ligue des électeurs (L.E.) ; de Me Muila de Toges Noires (T.N.) ; etc. Tous ces responsables ont vécu sur terrain  la  mauvaise gestion de ces élections.

Ils se disent préoccupés par le rôle déficitaire joué par le leadership du bureau de la CENI dans l’organisation des élections du 28 novembre 2011 émaillées de plusieurs irrégularités ayant entraîné à la fois, les violations massives des droits humains, ainsi que le manque de crédibilité desdits scrutins. Ils ont également fait remarquer que les observations faites à la CENI par plusieurs organisations nationales pour améliorer le processus électoral ont été ignorées par le Bureau qui a poursuivi sa gestion calamiteuse du processus électoral jusqu’en ce moment où il est décrié par plusieurs rapports électoraux pertinents. C’est le cas des rapports des missions d’observation électorale tant nationale qu’internationale telles que Renosec, Nouvelle société civile congolaise, CAFCO, C.N.J., CENCO, Collectifs des ONG de DH, Centre Carter, Union Européenne, etc.

En définitive, la pétition demande la démission du Bureau de la CENI à cause de tous ces griefs ; l’audit de la CENI par un organe externe ; la révision de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI ; la restructuration de son bureau et l’intégration impérative de la société civile en son sein.

SAKAZ

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