de l’INPP dans le grand Katanga Toute la vérité sur le séjour du DG a.i. de l’INPP dans le grand Katanga

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Chaque établissement étatique ou entreprise publique a l’obligation de respecter son objet social». C’est de cette façon que l’on va mettre en œuvre la vision du chef de l’État sur l’émergence et le développement de notre pays, la République Démocratique du Congo. C’est pour cette raison que le Directeur général intérimaire de l’Institut National de Préparation Professionnelle, INPP, Patrick Kayembe Nsumpi, a effectué une visite-éclair à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, en passant par Lubumbashi, pour échanger avec les responsables de la Gecamines.

             En effet, le séjour de Patrick Kayembe Nsumpi dans le grand Katanga était focalisé sur deux priorités. Primo : se rendre à Kolwezi avec la délégation chinoise conduite par son ambassadeur accrédité en RDC afin de lui présenter le site où sera érigé un bâtiment ultramoderne de l’INPP. Une démarche visant à confirmer au niveau de l’ambassade et du gouvernement chinois la construction dudit bâtiment, qui devra abriter les ateliers de formation, les équipements, les dortoirs. Ce projet fait partie du programme de la coopération entre la RDC et le pays de Mao.

            Secundo, le n°1 de l’INPP, Patrick Kayembe Nsumpi, avait pour mission de prendre langue avec les responsables de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) à Lubumbashi. Cette rencontre était destinée à permettre à l’INPP d’ouvrir les pistes aux pourparlers avec la direction générale de la Gecamines en vue de certifier les créances de l’INPP qu’elle détient depuis plusieurs années et pour lesquelles aucun rond n’a été encaissé. C’est donc dans ce cadre que la Gécamines avait fait appel au DG ai Patrick Kayembe pour discuter avec son homologue de la Gécamines autour du protocole d’accord de négociation d’un échéancier de paiement des cotisations patronales.

            Outre cette démarche salvatrice qui contribuera au bon fonctionnement de cet établissement public, Patrick Kayembe avait l’obligation de rencontrer son homologue de la Gecamines afin de discuter d’un volet important de leur collaboration qui consiste à apporter l’expertise de l’INPP aux cadres et agents de la Gecamines en matière de formation. Il y a lieu de rappeler ici que c’est la direction générale de la Gecamines  qui avait sollicité l’expertise de l’INPP. En tant qu’entreprise publique de l’État, l’INPP avait l’obligation de répondre positivement à cette demande au-delà de la créance ou litiges financiers. 

            En sa qualité de père de famille et fils maison depuis des années, le n°1 de l’INPP connait tous les problèmes auxquels sont confrontés cet établissement à tous les niveaux. A cet effet, il a tenu une réunion avec les directeurs provinciaux du Haut-Katanga et du Lualaba, au cours de laquelle ils ont abordé les questions relatives à la formation. Le DG ai devait donner des instructions aux directeurs provinciaux pour qu’ils améliorent les conditions de travail dans ce coin du pays, surtout autour de la présence de l’INPP au sein des entreprises, parce que les sollicitations sont énormes et que les formateurs de l’INPP doivent être au point pour faire face à la demande qui émane des entreprises.

            Il n’était nullement question d’une réunion sur le  recouvrement des cotisations patronales.

Un visite de recouvrement ? Les mauvaises langues doivent apprendre à se taire

       Puisque l’on a entendu parler de l’argent, certaines langues se sont permises de dire que le D.G ai s’était rendu dans le grand Katanga pour le recouvrement. Est-ce que cela relève de ses fonctions ? A-t-il qualité ? S’il doit se transformé en agent de recouvrement, quel est alors le travail du service de recouvrements?

   Bref, la présence de Patrick Kayembe Nsumpi n’avait qu’un seul objectif, celui d’ouvrir le round des négociations pour le payement d’une créance qui date, mais aussi réfléchir sur les différentes modalités qui faciliteraient un payement échelonné. Donc, il n’y a pas eu payement de la créance, ni recouvrement forcé comme certaines langues le disent…

            Au-delà de la créance, on ne peut pas couper le cordon ombilical entre l’INPP et la Gecamines, au moment où cette dernière a besoin de l’appui de l’INPP pour le renforcement des capacités de ses cadres et agents. Donc, le D.G a.i Patrick Kayembe Nsumpi a jugé bon de faire  d’une pierre, deux coups, c’est-à-dire solliciter le payement de la créance de son établissement mais aussi échanger sur les éventuelles modalités de collaborations.

          En effet, la démarche entamée par le D.G ai Patrick Kayembe Nsumpi auprès de la Gécamines n’est pas la première. On rappelle qu’il avait fait la même chose auprès de la SNEL, de la REGIDESO et plusieurs autres entreprises publiques. Puisque l’entreprise a besoin des moyens financiers pour son bon fonctionnement, le Conseil d’administration l’a toujours accompagné dans cette démarche. Quant au chapitre de la Gécamines, le Conseil d’administration a même donné des instructions au DG ai d’examiner comment régler la créance. Dans le grand Katanga, les débiteurs de l’INPP sont entre autres la Gécamines et la SNCC.

Dorcas NSOMUE MPIA  

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