Daniel Shekomba : «85% des revenus vont chaque année dans les poches des politiques affairistes…»

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« Mission Nouvelle » (MN) tient à informer l’opinion nationale et internationale que, depuis le 20 décembre 2016, la République démocratique du Congo (RD Congo) est institutionnellement sous un régime politique totalitaire, dépourvu de toute légalité et de toute légitimité et fort caractérisé par le gangstérisme d’Etat et une prédation exponentielle. Par une lecture biaisée de la constitution du pays, la confiscation du pouvoir d’Etat et le refus collectif et délibéré d’organiser les élections à intervales réguliers, des acteurs politiques corrompus accomplissent plus que jamais des actes de sabotage de l’économie nationale,  intensifient la pauvreté et la misère des populations, perturbent  le climat des affaires tout en déstabilisant, en démoralisant, en traumatisant et en démobilisant les talentueux et crédibles investisseurs nationaux et étrangers dont
l’engagement en RD Congo ont largement dépassé les limites du lucre pour se transformer en une passion pour la RD Congo et une exceptionnelle complicité avec les Congolais et Congolaises  ainsi que tous les étrangers ayant choisi la RD Congo comme seconde patrie.

En cette période de grande instabilité politique et  des enjeux
électoraux de taille, «MN» affirme qu’il est hors de question, pour
des institutions illégitimes et illégales, d’opérer d’importantes
réformes en ce qui concerne le secteur minier, dont 85% des revenus
vont chaque année dans les poches des politiques affairistes et leurs
complices, selon le rapport 4 de l’Africa Progress Panel (APP),
organisation pilotée par l’exprésident Sud-africain Thabo Mbeki.
En plus, il n’est un secret pour personne que l’indice de corruption
publié par Maplecroft Corruption Risk et Transparency international
classe, la RD Congo parmi les pays les plus marqués ou dominés par la
corruption dans les sphères publiques, particulièrement.
Ainsi, les précipitations, agitations et pestidigitations du PCA de
la Gécamines observées lors de la conférence Mining Indaba, au Cap en
Afrique du Sud en début  février dernier, ne garantissent pas non plus
« une politique propre et claire » sur les dossiers miniers de la part
de la RD Congo.
Cela étant, pour MN, promulguée ou pas, la nouvelle loi modifiant et
complétant la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier,
adoptée par un parlement illégitime et illégal, ne produit aucun effet
et est ainsi déclaré nul et sans valeur juridique et morale. D’autant
que les populations congolaises ne trouveront jamais leur compte avec
des politiques corrompus engagés dans le processus de cette réforme
minière, de sa conception à sa promulgation.
Seules les institutions issues de prochaines élections véritablement
libres, démocratiques seront habilitées à opérer des réformes dans
tous les secteurs de la vie nationale, par l’application d’un
programme « propre et clair » dans la gestion des affaires publiques
et ce, avec le soutien de la grande majorité des populations
congolaises.
Toutes les entreprises de droit congolais et étranger sont invitées à
ne pas se soumettre à ce code minier en voie de promulgation portant
visiblement les spectres et traces de la souillure politique et des
marques du sang des Congolais tombés pendant cette période de lutte
contre le glissement de tous ces acteurs institutionnels. Visiblement,
il s’agit d’un rançonnement des investisseurs en vue du financement
des campagnes électorales prochaines.
Les entreprises et investisseurs qui traiteront avec ces institutions
illégales et illégitimes de la RD Congo pour application des lois
adoptées et promulguées par ces dernières après le 20 décembre 2016
s’en prendront à eux-mêmes.
MN rappelle également que, dépourvus de mandat du peuple, tous ces
acteurs institutionnels travaillent actuellement au titre de «
bénévoles de la République ». Ainsi, continuant à se servir librement
au trésor public en liste civile, émoluments et autres avantages
jusqu’à ce jour, ils sont étiquetés « débiteurs de la RD Congo » dont
le dossier sera saisi pa l’Office de gestion de la dette publique
(OGEDEP) après l’installation des institutions   véritablement
démocratiques et républicaines. Évidemment, toute somme perçue sans
mandat du peuple devra être restituée au trésor public avec
application du taux du jour. Le principe républicain voulant que
quiconque travaille sans autorisation ou sans mandat du rémunérateur
public, travaille double!
Enfin, MN attire l’attetion de l’opinion sur l’existence d’un lourd
contentieux entre le peuple congolais et tous les actuels acteurs
institutionnels qui complotent pour ne pas organiser les élections et
se cramponner collectivement au pouvoir en se payant liste civile,
émoluments et autres avantages sans mandat du peuple jusu’à plus de 5
ans.
Fait à Malabo,
le 1er mars 2018
Alain Daniel SHAKOMBA
Président

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