Crise ukrainienne : le plan de riposte de la RD Congo

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Comme il fallait s’y attendre, la situation qui prévaut actuellement en République d’Ukraine, avec en filigrane des opérations militaires, ne pouvait se passer sans impact, d’une manière ou d’une autre, sur les économies de plusieurs pays à travers le monde, à l’ère de la mondialisation où tous les États évoluent dans une sorte de «village planétaire».

Voilà qui explique pourquoi la guerre de l’Ukraine s’est invitée à la réunion du Comité de conjoncture économique d’hier mercredi 2 mars, présidée par le chef du Gouvernement Jean Michel Sama Lukonde. Les ministres des secteurs concernés y ont participé comme d’habitude.

«Gouverner c’est prévoir», dit-on. Le Premier ministre rd-congolais n’a pas attendu les effets pervers de la crise ukrainienne qui se font déjà sentir sous d’autres cieux, notamment dans le secteur énergétique, pour réagir. Il a pris la décision d’anticiper,  en mettant en place «un monitoring de suivi des impacts de la crise en Ukraine sur l’économie congolaise».

Les participants ont passé en revue au cours de la réunion du CCE (Comité de Conjoncture Economique) d’hier, la situation internationale et nationale, dans la période allant du 9 au 28 février 2022.

            D’après le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, qui s’est exprimé devant la presse à l’issue de ladite réunion, il a noté que les opérations militaires en Ukraine ont eu un impact sur les marchés internationaux, en ce qui concerne notamment les prix des produits pétroliers et gazeux.

            Les efforts de reprise post-covid, qui étaient observés, viennent malheureusement d’être perturbés par les opérations militaires qui se déroulent actuellement en Ukraine, lesquelles ont un impact négatif sur les marchés internationaux, particulièrement les cours des produits énergétiques dont le pétrole et le gaz. C’est aussi le cas pour les cours de certains métaux précieux sur les marchés financiers, pour lesquels les principales places boursières ont clôturé en négatif à la fin du mois de février.

            Au  niveau national particulièrement,  la situation est encore sous contrôle, malgré la hausse de certains produits énergétiques observée sur le marché.           

            «Sur le plan national, la situation macro-économique demeure stable aussi bien sur le marché des biens et services que sur le marché monétaire», soutient le ministre ds Finances, en soulignant que la hausse des prix des produits énergétiques pourrait avoir des conséquences négatives sur l’économie congolaise, qui importe l’intégralité de son pétrole.

            Face à la situation, il est question de prendre des mesures urgentes en vue de contenir l’impact de cette hausse. En ce qui concerne les matières premières et les autres produits miniers, il a été noté que la RDC pourrait bénéficier d’une bonne tenue des cours dans le contexte actuel de crise. C’est pourquoi, un monitoring de suivi des impacts a été mis en  place en vue d’apporter des réponses appropriées à la situation.             Des rencontres diplomatiques que la République Démocratique du Congo a enregistrées ces derniers temps ont été également passées au peigne fin au cours de la réunion.

            La baisse du nombre de cas de contamination au Covid-19, tout comme la décision du conseil des ministres de mettre fin au prélèvement du RAM ont été aussi abordées au cours de la réunion.

Dom

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