Crise pétrolière : le dialogue entre le gouvernement et les pétroliers engagé

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La ministre de l’Economie Nationale, Acacia Bandubola, est en concertation avec la profession pétrolière suite  au mouvement de grève qu’ils observent depuis jeudi passé. Elle a appelés les pétroliers au calme lors  du tête-à-tête qui a eu lieu dans son cabinet de travail, entre la partie gouvernementale représentée son ministère, et les opérateurs économiques du secteur pétrolier.  L’objectif est de  trouver une réponse satisfaisante aux revendications des pétroliers, notamment sur la publication d’une nouvelle structure des prix du carburant,  qui tienne  compte non seulement du taux de change, mais aussi de manques à gagner. Notons que c’était sur leurs recommandation du président de la République, Félix Tshisekedi, qui privilégie la piste d’un dialogue entre les deux bocs pour de trouver un terrain d’entente.   

            Acacia Bandubola a assuré ses hôtes que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour consolider ce partenariat gagnant-gagnant tout en tenant compte de l’intérêt de la population. Car, dit-elle, la perturbation de l’approvisionnement en produits pétroliers, un produit stratégique, en cette période de la pandémie à covid-19, est une lourde responsabilité, pleine des conséquences fâcheuses et incalculables.  Elle a, une fois de plus, appelé les pétroliers à la retenue étant donné que les problèmes posés devront trouver  solution dans un esprit de concertation et pour l’intérêt de tous.

            De son côté, le porte-parole des pétroliers et président d’Engen RDC, Charles Nyakobasa, dit s’en tenir à l’engagement de l’Etat congolais  de résoudre cette problématique  dans un avenir proche. «  Dans le cadre du partenariat positif, partenariat mutuel, nous nous sommes convenus que tous les paramètres vont être revus dans la transparence pour qu’on tende vers la vérité des prix. Et après, les conclusions  seront soumises à la décision du gouvernement très prochainement. Et, on s’en sort content parce qu’on a senti le partenariat commun, solide et fort », a-t-il indiqué tout en précisant que la structure des prix est la même sur l’ensemble du pays.

            A l’entendre parler, il n’y a pas de partie Ouest, Sud ou Est. «  La structure des prix est la même pour tout le pays. Quand il y aura révision des prix, ça sera pour l’ensemble du pays. Le plus important,   c’est que le gouvernement a pris à cœur tous les problèmes de la structure des prix et va les résoudre. Et donc, nous nous cheminons vers une solution consensuelle. Nous confirmons une fois de plus l’engagement du gouvernement à résoudre rapidement tous les problèmes liés à la structure des prix »,   a-t-il ajouté.

            Il sied de noter que pendant ce temps, la spéculation sur le prix du transport en commun gagne déjà du terrain dans le Grand Katanga suite à la grève observée par les pétroliers. Dans certains  taxis-bus, les passagers payent 1000fc au lieu de 500fc, alors que dans d’autres, les chauffeurs font payer 1500 FC voir 2000 FC, selon les trajets.

De leur côté, les vendeurs de carburant au noir, appelés communément « Kadhafi », profite également de cette grève pour majorer les prix. Ils proposent le litre entre 2500 FC et 3000 FC, impactant ainsi sur le prix du transport en commun.

            Rappelons aussi que les pétroliers observent ce mouvement de grève parce qu’ils estiment ne plus être en mesure de travailler dans un environnement qui favorise leur décapitalisation. Ils ont ainsi décidé de suspendre leurs activités de distribution et de stockage jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte. Ils disent  enregistrer un manque à gagner  considérable par rapport au taux de change lorsqu’il s’agit d’acheter des devises pour importer le carburant. Ses pertes deviennent de plus en plus considérables dans un contexte où les compensations de l’Etat par rapport au taux de change de 1700 fc, le dollar américain ne répondent plus aux réalités du marché.

Perside Diawaku

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