« Crise » à l’UDPS : les précisions du département de Communication, information et médias

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C’est le samedi 11 mai que le chef du département en charge de communication, information et médias de l’UDPS, Simon Adrien Kalenga a rompu le silence qu’il observait afin d’apporter la lumière attendue sur les événements malheureux survenus le mercredi 8 mai 2019 au siège du parti.

Réfutant catégoriquement l’idée d’une crise qui serait intervenue au sein du parti où deux groupes antagonistes se battent pour la gestion de celui-ci pendant la période d’indisponibilité de son président, Simon A. Kelenga parle de la situation d’égarement de quelques membres en violation des statuts qui régissent l’Udps.

Avant de démontrer, texte statutaire à l’appui, qu’il n’y a pas de vacance à combler à la direction du parti. Car, le président de l’Udps élu à l’issue du congrès Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, porté à la tête du pays à l’occasion de la présidentielle du 30 décembre 2018, avait déjà confié l’intérim de son mandat au secrétaire général Jean Marc Kabund A Kabund. Et celui-ci n’étant pas en situation d’incompatibilité avec son mandat de député national ou encore le fait d’être élu membre du bureau de l’Assemblée nationale, ceux qui parlent du vide ont tort. Par contre, ils violent intentionnellement les statuts du parti pour des raisons inavouées dont eux-mêmes connaissent les dessous des cartes qu’ils tentent de jouer.

« Il n’y a pas de crise à l’Udps. Les statuts du parti sont clairs. Les membres égarés doivent rentrer dans les rangs plutôt que provoquer des troubles inutiles en violant intentionnellement les textes réglementaires du parti », a déclaré le chef du département communication, information et médias au cours du point de presse qu’il a animé le samedi dernier, au siège du parti.      

            Pour étayer son affirmation, il a brandi l’extrait des statuts de l’Udps, notamment l’article 26 qui parle de l’intérim du président du parti.

Ci-dessous la position officielle de l’Udps à la suite des événements malheureux survenus le mercredi 8 mai 2019 au siège du parti :                                                         Dom

COMMUNIQUE DE PRESSE UDPS

L’opinion tant nationale qu’internationale est secouée ces deux dernières semaines par une agitation, sans fondement ni légal ni légitime, créée au sommet du Parti par certains de nos membres, pourtant grands cadres du Parti.

                  C’est depuis le 27 avril dernier qu’une allégation fantaisiste est rendue publique par un groupe de membres au sujet de la mise en place d’un directoire à la tête de l’UDPS/TSHISEKEDI. Ce groupe de membres prétendaient parler au nom de l’organe « Convention Démocratique du Parti », CDP en sigle.

                  Un communiqué officiel publié par mon Département a démenti cette fausse allégation, en démontant comment ce groupe ne pouvait pas prétendre parler au nom de tout un organe qui n’aurait pas encore tenu sa session inaugurale, alors qu’il ne constituent qu’une composant d’un ensemble.

Qu’est-ce qui se passe à l’UDPS/TSHISEKEDI ?

                  Il se passe que ce même groupe ci-haut cité, par mauvaise lecture de l’article 26 des Statuts (que je peux vous lire), a continué sur sa mauvaise lancée: adressant du courrier aux différentes autorités politico-administratives, leur rendant visite, voulant même installer de gré ou de force le soi-disant

directoire au siège du Parti, et agressant tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue.

                  Le groupe dont il est question s’appuie sur l’article 26 des Statuts comme si le Président du Parti était frappé d’un empêchement définitif. Ce qui n’est pas le cas. Le Président Félix n’est pas décédé, n’a pas démissionné de ses fonctions de président du Parti, n’est ni empêché définitivement, ni interdit d’exercer ses fonctions. Donc, l’intérim par un directoire n’est pas à l’ordre du jour.

                  Le mercredi 08 mai passé, vers 16 heures, avec à sa tête Mr WAKWENDA, appuyé dans sa besogne par d’autres cadres du parti, dont notamment les membres de la Commission Electorale Permanente du Parti, CEP en sigle, ledit groupe a tenté de prendre possession de la permanence de force. Il a rencontré la résistance des combattants commis à la garde des lieux. Ceux-ci ont repoussé cet assaut.

                  Messieurs WAKWENDA, SHABANI ainsi que leurs acolytes se sont repliés à la Résidence du président Etienne sur l’avenue Pétunias, d’où la PNC est venue les tirer à la demande d’un membre de famille de feu Président Etienne TSHISEKEDI.

                  C’est là, mesdames et messieurs de la presse, le film des événements de ce mercredi, ainsi que les tenants de cette histoire de traitrise dans le chef d’un groupe de quelques membres du parti aux ambitions démesurées et mal orientées.

                  Par notre présence ici devant vous, nous tenons à vous confirmer le contenu de notre communication du 27 avril dernier: «il n’y a pas crise à l’UDPS ; il n’y a pas de restructuration à la tête de UDPS ; il n’y a pas un directoire mis en place au sommet du Parti et il n’en sera pas question; l’Exécutif national de l’UDPS est dirigé par le Président a.i. Jean Marc KABUND sur décision du président élu au Congrès Extraordinaire de mars 2018, aujourd’hui mis en disponibilité au bénéfice de la République».

                  Nous sommes à votre disposition pour tous les éclaircissements dont vous avez besoin.

Fait à Kinshasa, le 11 mai 2019

Secrétaire National, Chef de Département

Simon Adrien Kalenga T. Kambelembele

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