Criminalité transfrontalière: la RDC et le Kenya signent un mémo d’entente !

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Déterminés à mener à fond la lutte contre la criminalité transfrontalière, la République Démocratique du Congo et le Kenya, à travers l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC) et la Commission d’Ethique et de lutte contre la Corruption (EACC), viennent de signer un mémorandum d’entente.

         Cette cérémonie officielle s’est déroulée hier jeudi 4 novembre 2021, en la salle Léon Kengo de l’Institut National de Formation Judiciaire (INAFORJ), dans la commune de la Gombe. Elle a été parrainée par le ministre d’Etat, en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese.  Le représentant de l’ambassadeur du Kenya en charge du suivi des accords bilatéraux avec la RDC était présent dans la salle.

         En effet, l’APLC/RDC est opérationnelle depuis une année tandis que l’EACC/Kenya, qui existe depuis 23 ans, a déjà acquis une longue expérience en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, notamment la corruption.

         Thierry Mbulamoko, Coordonnateur de l’APLC/RDC  et Twalib Barak, Chief Executive officer EACC/Kenya, ont apposé leurs signatures sur le mémorandum  pour matérialiser la volonté de deux chefs d’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et UHURU Kenyatta, d’oeuvrer ensemble dans la lutte acharnée contre la corruption.

         La ministre Rose Mutombo a fait savoir que c’est un grand jour pour le   gouvernement de concrétiser la signature de l’Accord préconisait, en son temps par les deux Chefs d’Etat, à travers ces deux structures, à savoir l’APLC et l’EACC. Tout en exprimant la volonté de son ministère d’accompagner l’ALPC ainsi que ses animateurs dans la lutte contre la corruption érigée en «sport national» depuis des décennies en RDC. Son voeu le plus ardent est que cette agence de lutte contre la corruption soit vraiment au service de la nation, avant de souhaiter pleins succès à ces deux structures, à savoir APLC et EACC.   

         La deuxième partie de la cérémonie était consacrée à un point de presse animé conjointement par le Coordonateur Thierry Mbulamoko de l’APLC et le Directeur Général Twalib Barak de EACC.

         Devant les journalistes de la presse locale, les deux responsables ont exprimé leur ferme volonté de travailler en synergie pour lutter contre les criminalités transfrontalières.

         Thierry Mbulamoko a profité de ce premier face-à-face avec les journalistes de la capitale pour se présenter, lui-même et ses collaborateurs depuis qu’ils ont été nommés à la tête de l’APLC.

         Il a souligné que le memorandum  d’Entente signé avec l’angence soeur du Kenya renferme beaucoup d’éléments dont les échanges d’informations entre les deux structures. Egalement les échanges des renseignements, le partage d’expériences en la matière, le renforcement de capacité, etc… 

         A la question concernant la collaboration avec les différentes structures locales, notamment la Cellule Nationale de Renseignements Financiers (CENARF), il a confirmé que son Agence collabore étroitement avec ce service, surtout dans le cas de blanchment des capitaux. Dans la foulée, il a cité aussi ses relations avec la police, le parquet, la société civile, etc…

         Le coordonnateur de l’ALPC a exhorté la presse, surtout les journalistes d’investigation de l’accompagner, en prenant l’exemple de l’affaire «Pandora Papers».

         Twalib Barak a rappelé aux professionnels des médias que la lutte contre la corruption, à travers le monde  est un travail de longue haleine qui se fait méthodiquement. Il a brievèment expliqué aux journalistes les différentes  étapes pour arriver à transmettre les dossiers aux instances judiciares. C’est-à-dire, comment ils recoivent les plaintes sur les dénonciations, comment ils accordent la priorité, et comment ils transmettnte les dossiers auprès des cours et tribunaux.

Au sujet de la prise en compte des spécificités des criminalités de chaque pays qui diffèrent d’un pays à l’autre (RDC et Kenya),  il a  répondu en ce terme: « des solutions africaines aux problèmes africains…».

          Dans 20 ans, il a fait savoir aux journalistes que sur les 47 provinces que comptent le Kenya, 9 gouverneurs ont été arrêtés et poursuivis en justice à cause de la corruption. Et deux gouverneurs dont celui de Nairobi ont été virés, un ministre en fonction est poursuivi par la justice, un Secrétaire Général purge sa peine en compagnie de beaucoup des fonctionnaires de l’Etat.

         Il y a lieu d’indiquer que la délégation de l’agence kenyanne EACC séjourne  à Kinshasa pour une visite officielle du 2 novembre jusqu’au 7 novembre 2021.

Jean-René Ekofo  

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