Crimes rimes contre l’humanité : Roger Lumbala arrêté à Paris

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Roger Lumbala, ancien président du mouvement rebelle RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ Nationale) entre 2000 et 2003, mais aussi ancien vice-président du M 23 (2013), se trouve aux arrêts à Paris, depuis le 29 décembre 2020, où il est placé en détention présentative dans une chambre sécurisée à la maison de santé dénommée Hôtel-Dieu, en raison de ses ennuis de santé. On laisse entendre qu’il a été interpellé et appréhendé en pleine rue, dans la capitale française, à l’initiative de l’Office Central de Lutte contre les Crimes contre l’Humanité.

         Il était recherché, indique-t-on, depuis plusieurs années, parce que soupçonné par les Nations Unies d’être commanditaire des massacres de civils, de viols, de tortures, de cannibalisme et de pillage à l’époque où il était à la tête de la rébellion du RCD/N ayant pour base Isiro, dans le Province Orientale, et plus précisément les provinces actuelles de l’Ituri et du Haut-Uélé, mais aussi comme vice-président du M 23 (Mouvement du 23 mars) en 2013 dans le Nord-Kivu, au lendemain de la prise éphémère de la ville de Goma par cette rébellion.

         Les observateurs pensent que les instances judiciaires internationales, en particulier européennes, ne vont pas s’arrêter au seul cas de Roger Lumbala. D’autres seigneurs de guerre du triste feuilleton des belligérants de 1998 à 2003 d’abord ainsi que les chefs des milices actuelles et leurs parrains devraient être en train de trembler car sur le point d’être rattrapés par leur passé de criminels. Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, que d’aucuns croyaient appartenir à jamais aux archives de l’histoire, sont en train de ressurgir à la surface, avec le maximum de chances pour leurs auteurs et commanditaires, de terminer leur vie sur terre dans une maison carcérale, loin de leur pays.

                            Kimp

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