Covid-19 : les grévistes se trompent de porte !

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En dehors de l’actualité politique qui est restée dominée par le tollé des réactions provoquées par l’entérinement par l’Assemblée nationale de la candidature de Ronsard Malonda comme président de la Ceni, dont la désignation par six confessions religieuses en l’absence des églises catholique et protestante continue de susciter des protestations, le week-end a été aussi marqué par le soulèvement des personnels soignants de l’équipe de la riposte contre la pandémie de coronavirus.

                  Ces personnels soignants au front pour lutter contre la propagation de la pandémie afin de parvenir à son éradication totale en RDC réclament trois mois d’arriérés de salaires. Ils ont été tour à tour à la Primature où ils ont déposé leur mémo et au Parlement, avant de poursuivre leur caravane motorisée à travers la ville.

                  Cependant, tout en reconnaissant leur droit de manifester en vue de rentrer dans leurs droits, on constate malheureusement que les grévistes n’ont pas frappé à la bonne porte qui n’est autre que le Secrétariat technique de la riposte contre la covid-19 que dirige le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum. Car, si retard y a aujourd’hui, la faute incombe à ce service qui est seul habilité à apporter la solution à leurs revendications.

                  On rappelle à ce sujet que c’est depuis le mois de mai 2020 que l’administration budgétaire gouvernementale attend que le Secrétariat Technique de la riposte lui transmette des listes de différents prestataires intervenant dans le programme de lutte contre la pandémie de coronavirus. Malheureusement, toutes les correspondances adressées au docteur Muyembe et à son équipe quant à ce, demeurent jusqu’à ce jour sans réponses.

                  Or, le Gouvernement par le biais du ministère du Budget tient à la traçabilité des dépenses de fonds alloués à la lutte contre la covid-19. Autrement dit, pour raison de transparence, le gouvernement attend du Secrétariat Technique de la riposte un éclairage nécessaire en ce qui concerne les personnes ou structures qui font réellement partie des prestataires. Car, du côté du gouvernement, on ne sait pas combien de personnes font partie des prestataires, leur nature et leur qualité, ainsi que le travail réel de chacune d’elles.

                  Pendant que l’on enregistre la grogne chez les prestataires commis à la prise en charge des malades du coronavirus, l’opinion aimerait savoir si les fonds destinés aux festivités du 30 juin 2020, réaffectés à la motivation du personnel soignant de la riposte, aux militaires et aux policiers, sont effectivement parvenus à leurs bénéficiaires. La question est d’autant pertinente que cette décision émanait du Président de la République lui-même, après avoir levé l’option de commémorer le 60ème anniversaire de l’indépendance dans la méditation. En principe, hormis le budget «ordinaire» de prise en charge des prestataires de la riposte à la Covid-19, il y a un fond additionnel qui aurait du répondre au besoin  de leur motivation.

                  On rappelle également qu’il n’y a pas longtemps, la toile a été alimentée par de de fausses accusations contre le gouvernement. De méchantes langues n’avaient pas hésité de stigmatiser le détournement des fonds alloués à la lutte contre le coronavirus. Pour tordre le cou aux rumeurs, tous les documents justifiant les différentes dépenses engagées ont été mis à la disposition des médias pour confondre les marchands d’intoxication de l’opinion.

                  Voilà qui explique que le gouvernement tient à la clarification de la situation avant que le Budget n’autorise le décaissement des fonds. Curieusement, il se fait que les grévistes, au lieu de faire pression sur le service de la riposte qui bloque le mécanisme de leur paiement, toquent plutôt à la porte non indiquée.Dom      

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