Covid 19 : casse-tête pour les résidents de Ngaliema

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La pandémie du coronavirus est un casse-tête pour les Kinoises et Kinois en général et les résidents de la commune de Ngaliema en particulier. Depuis que gouverneur de la ville avait décrété le confiné puis le déconfinement, leur municipalité est pratiquement « enclavée ». Les fonctionnaires et employés des sociétés et services privés connaissent un chômage qui ne dit pas son nom. Les « mamans libongo » – ces braves femmes spécialisées dans la vente au détail des denrées de première nécessitée achetées dans les différents ports de Ndolo- sont totalement coupées de leurs sources principales d’approvisionnement.

            En conséquence, le bol de farine de manioc, de maïs, de courge, d’arachides, les bottes de feuilles de manioc, de légumes, le poisson fumé, l’huile de palme…commencent à se vendre à des prix spéculatifs.

            Sur les places publiques, des incidents sont constamment enregistres entre policiers et conducteurs des taxi-motos, communément appelés « wewa », autour du port du masque, que ceux-ci trouvent encombrant dans l’exercice de leur métier. Déjà mécontents de ne transporter qu’une personne par cours, ils considèrent le port obligatoire du masque comme une tracasserie pure et simple.

            Dans les marchés de Sola et D.G.C, vendeurs et vendeuses font leur petit commerce sans masques. C’est plutôt une poignée d’acheteurs qui s’y présentent « masqués ». A Kinsuka/Pompage, c’est presque la même situation, sauf qu’ici, certains magasins tenus par des nationaux comme des expatriés, surtout ceux d’origine asiatique, imposent à leurs clients, comme conditions d’accès, le port du masque et le lavage des mains.

Dorcas Nsomue

Dom

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