Couvre-feu à Kinshasa: absence de mesures d’accompagnement

0
95

Des millions de Kinoises et Kinois continuent d’attendre, depuis le vendredi 18 décembre, date du coup d’envoi du couvre-feu, des mesures d’accompagnement de la part de l’Hôtel de ville. Beaucoup se souviennent qu’en mars dernier, lors de la proclamation de l’état d’urgence sanitaire par le Chef de l’Etat, Gentiny Ngobila avait, de son côté, décrété le confinement partiel de la capitale, avec comme cible la commune de Gombe, considérée alors comme l’épicentre de la pandémie de coronavirus.

            Compte tenu de la situation exceptionnelle qu’est l’interdiction, pour les personnes, de circuler entre 21 heures et 5 heures du matin, il y a nécessité de réglementer les activités commerciales, religieuses, artistiques et autres. Dans le souci d’obliger hommes, femmes et enfants à regagner leurs lieux de résidence à temps, dans cette mégapole où tout le monde ou presque se rue vers le centre de la ville dès les premières heures de la matinée, pour ne se plier au mouvement inverse qu’à la tombée de la nuit, la mesure la plus urgente à prendre serait la fermeture de tous les marchés urbains avant 16 heures. Ce serait le cas par exemple pour le Marché central, ceux de Zigida, Gambela, Liberté, Matete, Kapela, Ngaba, UPN, et autres. La même mesure devrait être appliquée aux magasins.

            Pareille contrainte obligerait vendeurs et acheteurs à évacuer des lieux de négoce 4 à 5 heures avant le début du couvre-feu.

            Quant aux lieux de cultes, bars, terrasses, boutiques des quartiers, « ligablos », « malewa », shops de communication…, leur fermeture devrait intervenir une heure au moins avant le deadline du couvre-feu. L’idéal serait que les résidents des quartiers périphériques disposent d’un délai de grâce suffisamment long pour l’attente des engins de transport en commun susceptibles de les ramener dans les coins les plus proches de leurs résidences. Les fidèles des églises comme les clients des bars, terrasses et « malewa » devraient être soumis à la même règle du jeu, afin que plus personne ne prenne prétexte de la fin tardive de son activité lucrative ou de son loisir pour se plaindre d’un couvre-feu qui commencerait, aux yeux de certains, trop tôt.      Kimp

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •