Cour d’Appel de Kinshasa/ Gombe : Bamaros, le bout du tunnel est encore loin

0
114

Baramaros Lobota Fulgence, Directeur général du Foner (Fonds National d’Entretien Routier), condamné à trois ans de travaux forcés par la Cour d’Appel de Kinshasa/ Gombe dans un dossier de détournement des deniers publics, à hauteur de 12,5 millions de dollars américains, destinés aux travaux de voirie dans les villes de Goma et Bukavu, est loin de voir le bout du tunnel. En effet, alors qu’il est appelé à comparaître de nouveau, en appel, devant la Cour de Cassation, le lundi 10 août 2020, en compagnie de ses co-accusés, à savoir Benjamin Wenga, Directeur général de l’OVD (Office des Voiries et Drainages) et Modeste Makabuza, Directeur général de Sococ (Société Congolaise de Construction), Bamaros Lobota se trouve avec un nouveau procès sur le bras.

            Cette fois, il est poursuivi par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe pour plusieurs détournements, en complicité avec le Président du Conseil d’Administration du Foner, le nommé Kalangila Shemu Charles, encore en liberté. Ce second procès s’ouvre le 14 août 2020.

            Selon l’acte d’accusation, le premier détournement concerne la somme de 2.841.949 Usd (deux millions huit cent quarante-et-un mille neuf cent quarante-neuf dollars américains), portée disparue entre juillet et décembre 2011.

            Le second détournement porte sur la somme de 202.608 usd ( deux cent et deux mille six cent huit mille dollars américains), subtilisée entre janvier et mars 2012. Le troisième, opéré entre mars et octobre 2014, est chiffré à 1.763.680 usd (un million sept cent soixante-trois mille six cent quatre-vingts dollars américains).

            Quant au quatrième détournement, intervenu entre octobre et décembre 2018, il est estimé à 5.220.166,12 usd (cinq millions deux cent vingt mille cent soixante-dix virgule 12 dollars américains. Enfin, le cinquième détournement, constaté entre janvier et mars 2018, est de l’ordre de 1.339.000 usd (un million trois centre trente neuf mille dollars américains.

            Selon l’organe de la loi, qui les poursuit sur pied des articles 21 et 23 du Code Pénal Livre 1er et 145 du Code Pénal Livre II, tel que modifié et complété par la Loi n°73/017 du 05 janvier 1973, ces faits ne sont pas encore couverts par lé délai de prescription de l’action publique.

Ainsi qu’on peut le constater, Bamaros Lobota risque une double condamnation pour deux dossiers des détournements des fonds publics, d’abord au degré d’appel devant la Cour de Cassation pour le premier, ensuite devant la Cour d’Appel de Gombe, pour le second. La revisitation, par la justice, des faits qui remontent à 2011 et 2014 est un sévère avertissement aux mandataires ayant laissé des cadavres dans les placards des entreprises et services publics qu’ils avaient gérés il y a neuf ans. Car leur mégestion passe peut les rattraper à tout moment.Kimp

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •