Corruption : la Société civile déterminée à accompagner le chef de l’Etat

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Dans le souci d’accompagner le président de la République, Félix
Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans son programme de la lutte contre la
corruption, des organisations de la société civile ont mis en place la
synergie : ‘’Le Congo n’est pas à vendre’’. Elle est composée de
l’AETA, RECIC, ODEP, Congo Nouveau, etc. Elle s’est donnée pour devise
: «La corruption est un frein au développement de la RDC,
mobilisons-nous pour la combattre ».

        Cette synergie a organisé, le samedi 04 janvier 2020 au centre
catholique Liloba, une rencontre avec de jeunes leaders de différentes
organisations de la société civile, des universités et instituts
supérieurs, etc. Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général de
l’AETA, Gérard Bisambu, a martelé que pour éradiquer la corruption, le
Chef de l’Etat est appelé à frapper sans état d’âme. Il ne doit y
avoir ni de temps, ni d’espace, encore moins d’immunité, ni surtout de
solidarité politique lorsqu’il s’agit de sanctionner contre la
corruption.
        Il y a eu trois communications portant sur la situation globale de la
corruption en RDC, par Ernest Mparare, président de la Ligue
Congolaise Contre la Corruption (Licoco) ; l’engagement de l’église
contre la corruption en RDC par le pasteur Fofana Mpoyo, initiateur du
Mouvement Eglise Contre la Corruption et enfin la présentation du
rapport de l’AETA sur le fonctionnement des antennes de la CENI, par
Parole Mbangama, chargé des programmes de l’AETA.
Dans l’ensemble, la RDC est en mauvaise posture au sujet de la
corruption, dans le monde comme en Afrique. Plusieurs dossiers ont été
soulevés, à savoir Gécamines, FPI, Parc agro-industriel de
Bukanga-Lonzo, redevances logistiques terrestres, Go pass,
réhabilitation du Palais du Peuple pour le sommet de la Francophonie
en 2012, les passerelles sur le boulevard Lumumba à Kinshasa (5
seulement construites sur 12), stade municipaux à Kinshasa, machines à
voter, etc.
 Les différents intervenants ainsi que Michel Mvoto du RECIC estiment
que la question de la corruption ne concerne pas seulement la
gouvernance de l’Etat, mais aussi la majorité des citoyens, qui
doivent se l’approprier, de telle sorte que des actions efficaces
puissent amener au changement des comportements. Ils ont souligné que
la société civile ne cherche pas à prendre la place de la justice,
mais plutôt à mettre ses rapports à sa disposition, pour une
exploitation éventuelle.

        Au chapitre des recommandations, les participants ont noté que la
corruption est une réalité indéniable en RDC, car érigée en mode de
gestion du pays pendant plusieurs décennies. Il faut une véritable «
révolution » pour s’en débarrasser. Ils ont aussi suggéré qu’il y ait
une révolution dans la gestion du pays, surtout en matière de la
gouvernance financière. Il faut également une révolution du système
judiciaire si l’on veut gagner le pari d’une société exempte de
corruption.

Dorcas NSOMUE

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