Coronavirus : masques usés, facteurs de contamination

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Considérée comme l’une des méthodes efficace pour lutter contre la pandémie du Coronavirus, le masque ou cache-nez présente aussi des risques de contamination si sa gestion après usage n’est pas strictement réglementée. Selon la RFI, qui a livré cette information au public, un masque peut contaminer 24 heures après son utilisation. Les personnes cibles à cette forme de contamination sont celles qui balayent les rues et manipulent les poubelles publiques.

            Ce  masque peut aussi contaminer la personne qui l’avait porté. Pour éviter cette forme de contamination après usage, le porteur du cache-nez est tenu de le retirer en touchant les élastiques. Ensuite, bien le placer dans un sachet en plastique avant de le mettre dans la poubelle. Toucher le masque usé en dehors des élastiques fait courir le risque de laisser les virus entre les mains si l’on part de l’hypothèse selon laquelle, tout masque utilisé est porteur des germes du Covid-19. A Kinshasa, ce risque est à prendre très au sérieux.

             Car, bon nombre de personnes jettent n’importe où non seulement les caches-nez après utilisation mais aussi les mouchoirs papiers. Ces objets usagés trainent sur la voie publique jusqu’à ce que l’équipe, si du moins il y en a dans le secteur, destinée à l’assainissement, passe son coup de balai. Et si par mégarde ce cache-nez ou mouchoir est touché dans les 24 heures qui suivent  son utilisation, c’est une contamination qui s’ensuit. Voilà qui nécessite une bonne sensibilisation et prise de conscience des uns et des autres vu la virulence avec laquelle attaque et se propage le Coronavirus. Il faut rappeler que face à cette maladie seules la discipline et le respect des mesures de prévention peuvent ralentir et éradiquer la propagation du virus. Ce sont toutes ces règles qui posent problème en ce qui concerne leur mise en application par certains Kinois. La désinformation par certaines personnes en mal de positionnement en est l’une des causes. Aussi, le relâchement des gestes barrières peut compromettre les efforts entreprises actuellement par l’équipe de riposte. Il suffit de faire un tour au marché du rond-point Ngaba, le long de l’avenue By Pass, en direction vers la commune de Mont-Ngafula, pour constater les faits: pas de lave-mains, pas de distanciation sociale requise en ce temps d’urgence sanitaire. Tout ceci démontre que même si l’équipe de riposte se bat jour et nuit pour érasiquer le Covid-19, au niveau de la base, bourgmestres et chefs des quartiers, de rues voir même administrateurs des marchés, on doit mettre la main à la pâte pour bien sensibiliser la population face au risque qui la guette au cas l’on continuerait à prendre le dossier à la légère. Yves Kadima

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