Coronavirus à Kinshasa : ruée vers les masques

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Les nouvelles alarmantes de la détection d’un cas de coronavirus à Kinshasa, ont mis les Kinois en alerte maximale. Les premières informations livrées par le ministre de la Santé identifiaient d’abord le suspect à un sujet belge, et dans la soirée, la même source rectifiait que c’était un ressortissant congolais résidant en France. Et pendant que la population spéculait autour de l’impact d’une telle épidémie, les réseaux sociaux s’en mêlaient.

            Mercredi matin, à la suite de rumeurs incontrôlées propagées par-ci par-là, on assistait à une nouvelle mode : le port du masque de protection par de nombreux Kinois et Kinoises de tous les âges. A Bandalungwa, Kintambo, Gombe, Kasa-Vubu, Kalamu, Bon Marché, pour ne citer que ces quelques coins, des piétons en circulation ou certains passagers à bord de véhicules, portaient leurs masques.

            Dans nos rues, les jeunes filles ont adopté cette mode sans se faire prier deux fois. «Mais pourquoi portez-vous déjà le masque, alors qu’il n’a pas encore été imposé à tous ?» A cette question, la réponse varie d’une personne à une autre. Mireille Moseka esquisse un petit sourire, avant de lâcher que c’est la mode du moment. Son amie, Marie-Jeanne Nsimba estime que les jeunes se mettent à l’air du temps. Patrick Nzolameso, étudiant dans une université de la place qui signale que le port du masque est une mesure de précaution. Car, tant que l’on n’aura pas retracé tout le parcours du premier suspect testé positif à Kinshasa, retrouvé et examiné tous ses contacts de l’aéroport jusque dans son hôtel, il faut se prémunir.

            Un infirmier pense que la menace n’est pas encore inquiétante. Le ministère de la Santé n’a pas encore imposé le port du masque. Ne paniquons pas en désordre, vigilons et restons très prudents», devait-il ajouter.

            A la vue de quelques personnes portant des masques, cet accessoire a connu une flambée de prix dans les pharmacies. Si à Bandalungwa, il se vendait à 1.000 Francs la pièce, à Gombe, le vent de la spéculation a soufflé au point que dans certaines pharmacies, on s’en est procuré à 5.000 FC. Des vendeurs ambulants entrés dans la danse, l’écoulaient à 5 dollars. Et beaucoup de personnes se sont ruées à l’aveuglette sur cet accessoire. Que nous réserve alors demain ?J.R.T.

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