Coopération douanière : la RDC et la Tanzanie renforcent leur collaboration pour le transit des marchandises

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tshibandaLa République Démocratique du Congo et la République Unie de Tanzanie affichent leur détermination à cheminer ensemble en vue de promouvoir leur développement douanier.

 C’est la raison d’être de la rencontre qui a réuni, hier mercredi 12 mars au Fleuve Congo Hôtel, les responsables des douanes des deux pays.

La douane congolaise était représentée par son numéro un, le Directeur Général de la DGDA (Direction générale des douanes et accises) Deo Rugwiza Magera. Il était assisté de l’un de ses adjoints, en l’occurrence le Directeur général adjoint chargé des questions techniques Carol Lutaladio, ainsi que de hauts cadres des services concernés par les travaux.

            Pour sa part, la douane tanzanienne était représentée par son numéro deux, le Commissaire Général adjoint en la personne de Kihagi Masamaki. Outre lui-même, chef de la délégation, sa suite comprenait entre autres le directeur en charge des finances Madame Adams, le responsable du service en charge de l’information et de la communication, etc.

Les travaux de Kinshasa qui n’ont duré qu’une journée, ont porté sur la procédure de dédouanement des marchandises en transit.

On rappelle, à ce sujet, que le nombre d’opérateurs économiques congolais qui importent des marchandises notamment en provenance du continent asiatique en transitant par le port maritime tanzanien de Dar-es Salam est non négligeable.

Objectifs poursuivis

Au total, six points étaient inscrits à l’ordre du jour de la réunion de Kinshasa. Il s’agit de :

– La réduction des coûts de transit des marchandises ;

– L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication ;

– La coordination effective des marchandises en transit ;

– La maîtrise des statistiques de flux des marchandises ;

– La mobilisation et la maximisation des recettes ;

–           La lutte contre la fraude douanière.

            Prenant la parole, le Directeur général de la douane congolaise a tenu à rappeler à l’intention des participants aux travaux que les assises de Kinshasa entrent dans le cadre de coopération que la République Démocratique du Congo a conclue avec nombre d’Etats de l’Afrique orientale en matière de douane. Il s’agit notamment de l’Accord d’Assistance Mutuelle Administrative, AAMA, signé le 23 août 2012 à Dar-es Salam en Tanzanie.

En effet, cet accord donnait accès aux pays membres de la sous-région de conclure des partenariats dans le domaine de douane, en vue de promouvoir son développement. Il prévoyait également la simplification de la procédure de dédouanement ainsi que la réduction des coûts des marchandises.

Il prévoyait aussi l’aménagement des voies de communication publiques afin de faciliter le passage des marchandises des ports à leur destination finale.

            C’est pourquoi, en marge de cela, les pays de la sous-région dont les routes étaient en mauvais état étaient sommés d’inscrire dans leurs priorités la réhabilitation des routes ou carrément leur construction au cas où elles n’existaient pas.

            Raison pour laquelle Deo Rugwiza n’a caché de souligner l’importance que revêt la rencontre de Kinshasa qui, par ailleurs, visait la matérialisation dudit accord.

            En outre, il sied de signaler que l’Accord d’Assistance Mutuelle Administrative fait partie des recommandations de l’OMD (Organisation Mondiale des Douanes) aux pays membres. Cela dans le cadre de l’allègement ou de facilitation des conditions pour permettre le développement du commerce. Le tout vise l’amélioration du climat des affaires et des investissements. Cette donne oblige nombre d’Etats africains à réformer leurs réglementations afin de les adapter aux normes mondiales.

            On note ici que la plupart des législations des pays africains s’érigeaient apparemment en véritable frein ou handicap pour le développement du commerce.

            Il faut, par ailleurs, noter que depuis quelques années notre pays exerce d’intenses, activités commerciales avec l’Orient, notamment la Chine, Singapour, Taiwan, les Émirats Arabes Unis, etc. D’où cette nécessité de signer des accords de collaboration avec des pays par lesquels les marchandises importées passent. C’est le cas du Kenya avec son port de Mombasa, de la Tanzanie avec Dar-es Salam, etc.

Dom 

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