Coopération bilatérale : Londres décrète la transparence de l’aide britannique

0
37

 

Le Secrétaire d’Etat britannique à la Coopération, Andrew Mitchell, nommé en mai 2010,   plaide pour l’autonomisation et la transparence de l’aide britannique en direction d’autres pays. Cette position émane du nouveau gouvernement de coalition en place en Grande Bretagne, lit-on dans le communiqué de presse transmis au Phare ce lundi 21 juin 2010.  Le gouvernement anglais a plusieurs défis devant lui : la mort des millions d’enfants à bas âge à  travers le monde chaque année,  et des femmes des suites des complications liées  aux grossesses. Londres s’est résolu à consacrer 0,7% de son PIB à l’aide étrangère, respectant ainsi ses engagements en matière d’aide.au développement.  Et ce en dépit du déficit énorme enregistré ces dernières années en matière économique. Cet engagement doit être consacré par la loi. Andrew Mitchell laisse entendre clairement que l’aide au développement est non liée  aux intérêts commerciaux. La Coopération Internationale demeurera un ministère indépendant axé sur la réduction de la pauvreté.

« Nous souhaitons que les pays en voie de développement puissent maîtriser le système du développement international  et s’en approprier, et non être des bénéficiaires passifs. De nombreuses agences d’aide au développement expérimentent actuellement des options qui  visent à conférer le contrôle aux citoyens au travers des transferts directs en espèces », lit-on.

Le Secrétaire d’Etat précise en outre qu’eux-mêmes peuvent explorer les voies et moyens de le faire. Au cas où ce transfert en espèces serait inapproprié, ils examineront d’autres mesures impliquant la participation, le choix et l’autonomisation. Cette approche est déjà expérimentée avec bonheur en Ethiopie.

Pour Andrew Mitchell, le rôle du gouvernement devient crucial au cas où le marché ou les communautés n’arrivent pas à  assurer les fonctions et services de base. Il y a d’autres opportunités de transfert de capacités. 

              Et le patron du DFID d’indiquer qu’à l’avenir pour toute aide octroyée  aux pays en voie de développement, ils peuvent affecter 5 % des fonds aux parlements, acteurs sociaux et structures d’audit. Cela pour permettre de contrôler les personnes appelées à dépenser les fonds..

              Il a laissé éclater sa joie en annonçant la mise en place d’un mécanisme dénommé « Garantie Aide Transparence «  considéré comme un garde-fou en matière d’aide. Des experts seront en mesure de connaître la destination des sommes décaissées et capables de tirer la sonnette d’alarme en cas de dérapages. Grâce à cette garantie, ils s’engagent à publier sur leur site des informations complètes sur les projets et programmes mis en œuvre.

 

Jean- Pierre Nkutu

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*