Controverse autour de la désignation du porte-parole de l’opposition

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Alors que l’opposition est appelée à désigner son porte-parole au plus tard le 9 juin, 30 jours après l’investiture du Premier ministre, conformément au statut qui régit l’opposition en République démocratique du Congo, le consensus semble difficile à trouver entre les différentes fractions de la famille politique.
Deux tendances diamétralement opposées se dégagent. La première est celle qui estime que la désignation du porte- parole de l’opposition devait tenir compte du suffrage exprimé par le peuple aux élections présidentielles du 28 novembre.
Un partisan de cette option, maitre Serge Mayamba a hier au cours du point de presse animé jeudi au siège du Mouvement pour le Renouveau de Clément Nkanku pris la défense du président de l’Union pour la Nation Congolaise, Vital Kamerhe qui selon lui, peut valablement jouer le rôle de rassembleur de l’opposition.  
Cet élu de Tshangu a prôné le consensus pour désigner le porte-parole de l’opposition afin d’éviter la situation de la  législature de 2006 où cette famille politique n’a pas su se mettre d’accord.
Il s’est dit convaincu que l’opposition risque d’être fragilisée si elle n’arrive pas à dégager un consensus sur cette question.
Réponse du berger à la bergère, cette prise de position de Serge Mayamba a été aussitôt  rejetée  en bloc par les membres du groupe parlementaire «Forces acquises au changement ».  
Lisanga Bonganga, le moderateur de cette fraction de l’opposition, soutenu par Roger Lumbala et Martin Fayulu a martelé qu’il était exclu pour leur groupe, un candidat qui a refusé de rallier leur  candidat commun Etienne Tshisekedi aux dernières élection présidentielles afin de battre Kabila.
Ils ont affirmé que le président de l’UNC qui vient fraichement d’intégrer l’opposition, ne devait pas prétendre à cette fonction. 
Les précités ont fustigé cette ambition du président de l’UNC qui procède déjà au débauchage des députés membres de leur groupe parlementaire.
Roger Lumbala a conseillé à l’ancien président de l’Assemblée nationale d’attendre au moins cinq ans pour postuler à ce poste.
Ils ont néanmoins précisé que cette question est  examinée par une commission mise en place par le conclave   organisé par leur famille politique.
Face à ce désaccord, les observateurs pensent que le scénario de 2006 risque de se répéter pour le poste du porte-parole de l’opposition qui est resté vacant durant cinq ans.
 
ERIC WEMBA.
Jacques Kashala et Nana Mpoke (stagiaires IFASIC).
 
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