Contentieux des législatives nationales : aveu d’impuissance du président de la Cour Constitutionnelle

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Benoît Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle, a été reçu en audience par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, hier lundi 17 juin à la Cité de l’Union Africaine. Leurs échanges ont porté, a-t-il indiqué à la presse, sur la vague de protestations suscitée par l’invalidation, hors-mandat et sur fond d’erreurs judiciaires et d’accusations de corruption, de plusieurs dizaines de députés nationaux, dont une trentaine de l’opposition. Selon lui, le Chef de l’Etat tenait à connaître les raisons ayant justifié le non respect du délai légal de 60 jours imparti à la Cour Constitutionnelle pour le traitement des recours des candidats malheureux aux élections législatives nationales et être éclairés sur les allégations de corruption des magistrats de cette juridiction.

A cet effet, Benoît Lwamba a avoué l’incapacité des 7 juges de la Cour Constitutionnelle d’examiner, en l’espace de deux mois, les 1.240 recours reçus des candidats contestant leur défaite électorale lors des législatives nationales du 30 décembre 2018.

 Pour ce qui est des cas de corruption dénoncés par plusieurs députés nationaux invalidés quatre mois après avoir été validés par l’Assemblée Nationale, et pour lesquels le Chef de l’Etat a indiqué détenir lui aussi un paquet de données, le président de la Cour Constitutionnelle a promis des enquêtes diligentes et des poursuites judiciaires à charge des magistrats qui seraient reconnus coupables de corruption.

On rappelle que samedi dernier, Benoît Lwamba avait pris l’engagement, devant une délégation des députés de l’opposition accusant son institution de n’avoir pas fait preuve de transparence et d’équité dans le traitement des contentieux électoraux, de mettre sur pied une chambre spéciale chargée d’examiner les erreurs matérielles enregistrées dans les dossiers d’invalidation de certains députés nationaux. Et on a appris que cette chambre spéciale s’est effectivement mise à l’œuvre à compter d’hier lundi 17 juin. Des correctifs des arrêts de la Cour constitutionnelle sont donc impatiemment attendus par les candidats malheureux à la députation nationale ainsi que des députés déjà en fonction invalidés après coup.

Kimp

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