Consultations présidentielles : la page FCC-CACH en voie d’être tournée

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Après une semaine de consultations des forces politiques et sociale par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, au sujet de la nouvelle orientation à imprimer à la gouvernance du pays, les opinions convergent vers un même constat ou presque : la page FCC-CACH doit être tournée. Les avis des personnalités, des partis et regroupements politiques, de la société civile, du monde de la culture, du secteur syndical…se recoupent pour soutenir l’idée de l’émergence d’une nouvelle majorité parlementaire.

            Quant à savoir quel mécanisme constitutionnel activer pour y parvenir, des extrémistes vont droit au but en exigeant la dissolution de l’Assemblée nationale et la démission pure et simple du Premier ministre. L’idée de la désignation d’un informateur, chargé d’identifier la vraie majorité parlementaire, fait également du chemin, étant entendu qu’aucun parti n’est majoritaire au Palais du Peuple.

            C’est avec surprise qu’on a vu d’anciens signataires du fameux accord de Genève en octobre 2018, sur le choix d’un candidat unique de l’opposition, sous le label de « Lamuka », se rencontrer et se parler, avec en toile de fond le souci de travailler ensemble, pour la reconstruction de la Nation. Des personnalités diverses (Cardinal Monsengwo, son Eminence Simon Kimbangu Kiangani, Bemba, Kengo wa Dondo, Pay Pay, Nsinga, Katumbi, Kyungu, Ne Muanda Nsemi, Bahati, Mbusa) ont apporté une caution politique non négligeable à l’initiative de Félix Antoine Tshisekedi, à la mesure de l’adhésion populaire lui acquise avant même d’avoir lancé le train des consultations.

            Le Chef de l’Etat détient à présent deux armes entre ses mains pour décider de la suite à réserver aux mémorandums et idées reçus des forces politiques et sociales : le soutien de la « base » et celui des leaders sociopolitiques. D’aucuns pourraient objecter que ce n’est pas suffisant pour renverser la majoritaire parlementaire actuelle et la faire basculer de son côté. L’histoire politique du pays renseigne qu’il s’agisse des temps de la dictature ou de ceux de la démocratie de façade, le peuple a toujours eu le dernier mot. Par conséquent, si la volonté populaire va dans le sens de la disqualification de la coalition FCC-CACH, comme constaté depuis l’investiture du gouvernement Ilunga, en août 2019, il en sera ainsi, quelle que sera la longueur de la nuit.

            Il ne faut pas oublier que dans ce round des consultations, le Président de la République est à l’écoute de tous : politiciens, activistes des droits de l’homme et de la société civile, syndicalistes, ministres de Dieu, chefs coutumiers, artistes musiciens, médecins, avocats, magistrats, journalistes, professeurs d’universités, étudiants, personnes avec handicap, opérateurs économiques, etc. Sa préoccupation est de naviguer avec les forces vives de la Nation, de manière à donner le maximum de chance de réussite au bateau porteur du vrai changement.                                   Kimp

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