Consultations au Palais de la Nation : Kengo formel : pas assez d’argent pour les élections ! 

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kengoAlors que ses sociétaires de l’Opposition républicaine dont il est l’autorité morale s’étaient déclarés il y a peu non partants pour le dialogue national, au motif qu’il était non opportun pour le moment, Léon Kengo wa Dondo vient de prendre le contre-pied.

Il l’a fait savoir hier au sortir de l’entretien avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila, dans le cadre des consultations débutées la semaine dernière.

L’autorité morale de l’OR, qui s’est déclarée désormais pour le dialogue, soutient que cette rencontre entre Congolais reste le moyen idéal pour trouver des pistes de solutions aux problèmes qui assaillent la vie nationale. Car l’argent pour organiser les élections en 2015 fait défaut.

« Où allons-nous trouver de l’argent pour organiser les élections qui sont prévues en 2015 ».s’est-il interrogé avant de répondre par le soutien au dialogue comme dernier rempart.

Pour Léon Kengo wa Dondo, qui conduisait une délégation de sa plateforme politique « Opposition républicaine», hier lundi 8 juin 2015 au Palais de la nation, les ressources allouées par le budget 2015 pour les élections, sont insuffisantes. Raison pour laquelle les Congolais doivent dialoguer pour dégager une voie de sortie.

            A propos du refus exprimé il y a peu par sa famille politique au dialogue, Léon Kengo répond qu’il ne faut pas globaliser ce que certains éléments de l’opposition ont exprimé à cette occasion. « L’Opposition Républicaine que je représente est ici au Palais de la nation, parce qu’elle soutient le dialogue », a-t-il encore déclaré, précisant que chacun est libre de donner sa position par rapport à la tenue ou non de ce dialogue.

A une question de savoir où trouver de l’argent pour organiser les élections, le président du Sénat et autorité morale de l’OR dit avoir réservé la primeur au Chef de l’Etat, qui en retour, lui a demandé d’établir une note à ce sujet.

            Faisant la différence entre les concertations nationales et le dialogue, Léon Kengo rappelle que les concertations ont produit plus de 700 recommandations. En ce qui concerne le dialogue, le Président de la République cherche à consulter toute la classe sociale et politique, pour savoir comment organiser les élections de manière apaisée.

A son tour, Cathy Kalanga, qui conduisait une délégation de la société civile, a salué l’initiative du Chef de l’Etat d’organiser un dialogue entre Congolais pour que tout le monde parle d’une seule et même voix. C’est la raison du soutien de la société civile à ce dialogue auquel elle prendra activement part, après avoir fait des propositions quant à son organisation et sa tenue.

A ce sujet, la société civile a fait savoir au Chef de l’Etat que pour que ce dialogue soit inclusif, et que toutes les parties se retrouvent, il faut une facilitation bipartite afin d’inclure ceux qui soutiennent l’idée de la présence de la communauté internationale, laquelle sera en face d’une personnalité nationale sage et aguerrie.

Pour ce faire, la société civile a pris l’initiative de se lever pour accompagner les politiques qui ne parlent toujours pas souvent en faveur de la population et un même langage, dans l’optique de déboucher sur un compromis politique global, pour sécuriser le processus électoral en cours.

A l’en croire, la société civile tient aussi à la mise en place d’un bureau préparatoire où elle assurera le secrétariat.

La RDC n’appartient ni aux uns, ni aux autres

De son côté, l’honorable Elysée Minembwe, qui conduisait une délégation du Regroupement des femmes, pense que la RDC n’appartient ni aux uns, ni aux autres.

C’est pourquoi, c’est l’occasion pour les Congolais de se parler afin d’aplanir toutes les divergences qui font obstacle au développement du pays.

Concernant les questions électorales, le Regroupement reste d’avis qu’il existe toujours des divergences dans toute société humaine. Et en Afrique, cela implique que les sages puissent se mettre ensemble pour les surmonter. « Nous refusons d’entrer dans le cycle de la violence, surtout que les premières victimes sont les femmes et les enfants que nous portons pendant neuf mois. Raison pour laquelle pensons-nous, que pour consolider la paix, les Congolais doivent se mettre ensemble pour parler », a-t-elle indiqué.

Dom

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