Construction d’un nouveau Congo : le Congolais de nouveau malade de la « ngaimanie » !

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Félix Tshisekedi, successeur de Joseph Kabila à la magistrature suprême du pays, est entré officiellement en fonction le 24 janvier 2019. En l’espace de deux mois, il a déjà annoncé les couleurs d’un changement de gouvernance, notamment avec la fermeture des amigos des services de sécurité et l’élargissement des détenus qui y croupissaient, la libération des prisonniers politiques et d’opinions, la délivrance des visas d’entrée aux étrangers d’origine congolaise à leur arrivée aux postes frontaliers, l’extinction de plusieurs foyers de tension sociale (Transco, SCPT ou ex -OCPT, SCTP ou ex-Onatra), la mise en œuvre du programme d’urgence des 100 jours dans le secteur des infrastructures, le réchauffement des relations diplomatiques avec pratiquement tous les Etats africains ainsi que les pays occidentaux, les Etats-Unis d’Amérique en tête, etc.

            Au lieu de se réjouir des résultats positifs, sur tous les plans, qu’engrange le nouveau Chef de l’Etat, certains compatriotes voudraient plutôt le voir échouer dans sa volonté de construire, avec le concours de tous, un Congo nouveau. Congolais « motema mabe » ou «Congolais au cœur noir» : c’est le paradoxe qui veut que l’ennemi du Congolais soit d’abord le Congolais lui-même.

            La haine de certains Congolais envers leurs compatriotes se traduit par des attitudes telles que des campagnes de diabolisation du Président de la République dans sa croisade diplomatique en Afrique et dans le monde, de dénigrement de son cabinet et de ses collaborateurs, le torpillage systématique de toutes les actions de nature à favoriser le décollage économique et industriel du pays, l’éradication du chômage,  à désenclaver Kinshasa et les provinces, à mettre en valeur les ressources minières, forestières, énergétiques nationales, etc.

La « ngaimanie ! »

            La « ngaimanie » ou le culte du « moi », une expression en vogue sous la Deuxième République de triste mémoire, un temps mise en veilleuse après la chute du maréchal Mobutu, l’homme qui se prenait pour un demi-Dieu à l’époque du Zaïre et de son MPR/Parti-Etat (Mouvement Populaire de la Révolution), est revenue au galop depuis la passation civilisée du pouvoir entre les Présidents sortant et entrant. Certains compatriotes estiment que le changement de gouvernance au sommet de l’Etat devait passer par eux et que sans eux, la RDC ne peut pas fonctionner comme Etat.

            Ils sont convaincus, qu’à eux seuls, ils incarnent l’expertise politique, diplomatique, sécuritaire, économique, industrielle, administrative, sociale, culturelle, etc. D’où, tout ce qui se fait sans eux est nul et non avenu. Sans eux, le pays ne peut pas peser diplomatiquement, ni se reconstruire, s’industrialiser, se doter d’une économie forte, d’une armée et d’une police professionnelles, des services de sécurité à visage humain, d’une administration performante, etc.

            Les adeptes de la « ngaimanie » estiment que tout doit s’arrêter jusqu’à ce qu’ils accèdent au pouvoir dans 5 ans, dix ans, quinze ans ou vingt ans et se positionnent en sauveteurs. En attendant, leur vœu le plus ardent est que les Congolais souffrent, ne vivent pas en paix, soient bannis de la planète Terre, sombrent dans le chaos.Kimp

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