Conseil de guerre : deux interventions volontaires en faveur du colonel Omba

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Le procès en révision de l’arrêt du conseil de guerre de 1975 sur le coup d’Etat monté et manqué devant la Haute Cour Militaire de la Gombe introduite par le colonel Omba Pene Djunga a été reporté,  vendredi 16 décembre, pour cas de force majeur.
En effet, selon maitre Nswal, conseil du requérant qui s’est confié à la presse après cette audience avortée,  la Cour n’a pas  pu statuer valablement sur cette affaire en continuation à cause de la maladie  d’un des membres de la composition. Néanmoins, en attendant d’être fixée par le greffe sur   la date de la prochaine audience qui doit intervenir au début de l’année prochaine, l’affaire connaît un nouveau rebondissement et des avancées significatives sont attendues  afin d’éclairer la lanterne de juges de cette haute juridiction militaire.

C’est entre autres les interventions volontaires de deux compagnons d’infortune de ce coup d’Etat qui se sont constitués parties au procès et se sont fait signaler au greffe. Il s’agit   du général Ngai et du colonel Mwendo à l’époque des faits Directeur adjoint au cabinet de la Défense pour le premier et  Attaché militaire à l’ambassade du Zaïre (Rd Congo) en Belgique pour le second, qui avaient écopé des peines de servitude à l’issue du procès et  dont l’honneur avait aussi été souillé comme le colonel Omba, aujourd’hui sénateur. Tous voudraient, comme l’a indiqué l’avocat, être lavés par cette juridiction de l’opprobre qui couvre leurs noms afin que leurs descendances n’en  souffrent point.

Quant à l’issue de cette procédure, maître Nswal reste confiant du fait que la Cour va certainement découvrir  la double  erreur judiciaire qui avait été commise  par le Conseil de guerre en 1975.
Il faut par ailleurs signaler que lors d’une précédente audience, la Cour avait entendu pour authentification des pièces versées au dossier Kasusula Djuma et docteur Kabamba, respectivement Président et Rapporteur de la Commission Assassinats et Violation des droits de l’homme lors des assises de la Conférence Nationale Souveraine. La cour avait aussi pour les mêmes raisons entendu le colonel Kabala, greffier lors de l’audience du conseil de guerre.  

A.Vungbo

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