Congrès avorté : les « putschistes» chez Fatshi

0
135

La présidente de l’Assemblée Nationale, Jeanine Mabunda, et son collègue du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, les deux « putschistes » qui tenaient à convoquer le Parlement en Congrès pour constater l’inconstitutionnalité de l’ordonnance présidentielle décrétant l’état d’urgence en RDC, se sont retrouvés autour du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, hier mardi 14 avril 2020, dans son cabinet de travail situé au Palais présidentiel de N’Sele, dans la banlieue Est de Kinshasa. Il convient de signaler qu’Eberande Kolongole et François Beya, respectivement Directeur de cabinet adjoint et Conseiller spécial du Président de la République, étaient associés à la rencontre.

            Selon la speakerine de l’Assemblée Nationale, qui en a fait un bref compte rendu à la presse, les points à l’ordre du jour portaient sur l’état des activités parlementaires et l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution l’ordonnance présidentielle proclamant l’état d’urgence en République Démocratique du Congo, dans le cadre des mesures préventives du coronavirus.

            Interrogée au sujet des conséquences que le président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, devait tirer de sa déclaration accusant le Chef de l’Etat de violation de la Constitution et de sa décision de convoquer le Parlement en Congrès à cet effet, Jeanine Mabunda a préféré botter en touche, estimant que la page devait être rapidement tourner, que tout le monde devait regarder dans la même direction, à savoir celle de l’accompagnement des mesures présidentielles gouvernementales visant l’éradication du Covid-19 dans les meilleurs délais.

            Les observateurs notent que la présidente de l’Assemblée, qui était, avec son allié du Sénat, Thambwe Mwamba, dans la logique de la mise en accusation du Chef de l’Etat devant la Cour de Cassation, pour cause de violation de la Constitution, viennent d’effectuer en rétropédalage à la suite d’Arrêt coupe-gorge de la Cour Constitutionnelle contre la campagne de diabolisation lancée contre le Chef de l’Etat.

            Si Jeanine Mabunda s’est gardée de tirer les conséquences de l’outrage fait à Félix Tshisekedi par le président du Sénat, le porte-parole du Chef de l’Etat, Kasongo Mwema, qui est intervenu en direct hier sur le plateau de la télévision nationale, pour donner sa lecture de la rencontre de N’Sele, a martelé que dans le cadre de la courtoisie institutionnelle, la moindre des choses que devrait faire Thambwe Mwamba, c’est de présenter des excuses au Président de la République. Ce membre du cabinet du Chef de l’Etat a estimé que sa prise de position était de nature à jeter le feu aux poudres, aussi bien dans les milieux politiques et académiques, tant certains compatriotes étaient convaincus que le Félix Antoine Tshisekedi était dans l’erreur.

            Kasongo Mwema a par ailleurs relevé que nombre de compatriotes ont cru que l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle serait tombé du ciel, en dehors de toute saisine, alors que le Président de la République avait introduit, selon les règles de l’art, en date du 04 avril 2020, une requête lui demandant de se prononcer la conformité ou non de son ordonnance à la Constitution. Après le coup monté et manqué par les deux « putschistes », les choses sont rentrées dans l’ordre.

            C’est le lieu de signaler à nos lecteurs que Le Phare leur propose l’intégralité de cette décision judiciaire en pages 8 et 9 de la présente édition.Kimp

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •