CONGO HOLD-UP ou des dizaines d’années de pillage, de corruption et de détournement des biens publics

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Avec le concours de la banque BGFI, l’ex-régime de Joseph Kabila a détourné quelque  138 millions de dollars en six ans.

Une enquête internationale menée par le Consortium international des journalistes  d’investigation et des organisations de la Société civile sortie le vendredi 19 octobre 2021 révèle des pratiques systématiques de corruption et de détournement des biens publics  impliquant plusieurs personnalités congolaises et étrangères, ainsi que des entreprises et institutions congolaises et internationales, notamment au profit de la famille de l’ex président  Joseph Kabila et ses alliés.

         Cette enquête qui s’est faite sur plus de 3,5 millions de documents (relevés bancaires,  courriels, contrats, factures et dossiers d’entreprise) issus de la banque BGFI, a mis à jour un schéma de corruption à grande échelle. Joseph Kabila et sa famille ont pu se livrer à un véritable pillage des caisses de l’État, notamment via la BGFI, dirigée par le frère adoptif de l’ancien président, Francis Selemani, et via la société-écran Sud Oil. En plus de pots-de-vin,

         Sud Oil aurait perçu «une sorte de ‘Taxe Kabila’» auprès de plusieurs institutions et entreprises publiques congolaises comme, entre autres, la Banque Centrale, l’entreprise  minière nationale Gécamines et le Fonds national d’entretien routier. La paie de 925  casques bleus congolais opérant en Centrafrique a même été détournée par le clan Kabila  via la BGFI, selon cette enquête.

         Ces pratiques constituent un véritables hold-up. En effet, les faits révélés sont des comportements incriminés par les lois congolaises (article 145 du Code pénal, la Loi n° 04/016 du 19 juillet portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme). Ils sont sévèrement punis.

« Ces nouvelles révélations constituent et justifient le combat que mène «le Congo n’est pas à vendre contre la grande corruption », affirme le professeur Florimond Muteba, PCA de l’ODEP et président du comité de pilotage de la coalition. Le moment est venu pour nos autorités de combattre cette criminalité économique à col blanc qui non seulement appauvrit nos populations mais participe également à tuer notre démocratie. Le Congo n’est pas à vendre appelle le gouvernement à traiter de manière urgente ces révélations et à donner les moyens nécessaires à la justice pour faire la lumière sur ces faits allégués de corruption en vue de poursuivre toutes les personnes impliquées mais surtout à récupérer les biens mal acquis.

         «Le Congo n’est pas à vendre» remercie tous ceux qui ont travaillé pour permettre à la population congolaise de découvrir ceux qui ont systématiquement pillé notre Nation et

appelle cette dernière à se mobiliser massivement et activement pour la recherche de la vérité et la fin de l’impunité des criminels à col blanc. Il est temps que ceux qui sont censés

nous diriger et travailler pour le bien commun soient aussi sanctionnés pour leur trahison.

         Des centaines des millions détournés ont servi à la corruption pour des raisons politiques, économiques, mercantiles. Des dizaines des millions qui auraient dû nourrir nos populations, soigner nos malades, construire des routes, faire étudier nos enfants ont été volés par nos dirigeants pour monter des sociétés, construire des immeubles, acheter des villas, des belles voitures, pour construire des carrières politiques. Tout cela est inadmissible et il est temps que ça s’arrête.

         Le Congo n’est pas à vendre prend l’engagement de coopérer avec les autorités judiciaires  et politiques dans le cadre de cette enquête et exprime sa volonté de tout mettre en œuvre  pour la récupération des biens mal acquis. C’est pourquoi il annonce une grande conférence de presse ce mardi 23 novembre à Kinshasa pour informer le public sur ce holdup généralisé.

         Notre message est clair : la corruption est un crime dont les auteurs doivent être jugés et punis.

Le Congo n’est pas à vendre. Contact Presse

Jean-Claude Mputu, porte-parole

 : + 32 498 38 11 39

Jimmy Kande, membre de l’équipe de coordination

 : +243 811 971 98

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