Conflit de gestion entre l’EPSP et le FPMA : des actions judiciaires bientôt contre le 1er Ministre et 3 ministres

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Les autorités ministérielles à la base du conflit de compétence entre le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) et celui de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat (FPMA) seront traduites bientôt en la justice. Depuis le début de cette querelle de gestion des établissements d’enseignement technique,
les parents – à travers l’Association Nationale des Parents des Elèves et Etudiants de la Rd Congo (ANAPECO) – ont toujours regretté le fait que depuis 50 ans qu’ils sont regroupés dans cette association comme premier partenaire du système éducatif congolais, ils assistent pour la première fois à un conflit de compétence entre les membres d’un
même gouvernement, comme si les responsables pilotant ces ministères seraient des semi-lettrés alors qu’ils sont bardés des diplômes. David Diatezwa, président de l’ANAPECO, s’est ainsi indigné lors d’un point
de presse qu’il a tenu le vendredi, 28 septembre 2018, à l’école
turque Shafak, dans la commune de la Gombe.

Comme ce conflit perturbe la paix sociale, principalement dans les
établissements organisant des sections techniques, il a annoncé la
grave décision qu’il a prise de traduire les autorités ministérielles
à la base de ce désordre devant les instances judiciaires compétentes.
Ceci concerne, d’abord « le Premier Ministre devant la Cour
constitutionnelle par notre requête en annulation de la décision
n°CAB/PM/M/MDPM/YBC/2017/3204 du 02 janvier 2018 portant rattachement
du Secrétariat général de l’Enseignement technique et professionnel au
Ministère de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat et en
interprétation des attributions des Ministères de l’Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) et de la Formation
Professionnelle, Métiers et Artisanat (FPMA) ».

Premier partenaire du système éducatif congolais, les parents
apportent 70% pendant que l’Etat ne donne que 30%

Ensuite, l’action concerne également « le Ministère de la Fonction
Publique et celui de la Formation Professionnelle, Métiers et
Artisanat (FPMA) devant le Conseil d’Etat par notre requête en
annulation des arrêtés : n°121/ME/MIN.FP/2018 du 13 juillet 2018
portant agrément provisoire du cadre et structures organiques du
Secrétariat général à l’Enseignement et Formation Techniques,
Professionnels, Métiers et Artisanat ; n°120/ME/MIN.FP/2018 du 13
juillet 2018 portant agrément provisoire du cadre et structures
organiques de l’Inspection générale à l’Enseignement et Formation
Technique, Professionnel, Métiers et Artisanat ; arrêté
interministériel n°020/ME/MIN.FP/2018 du 15 mars 2018 et
098/CABMIN/MIN-FPMA/PUU/FKT/low/2018 du 21 février 2018 portant
organisation de la première session du concours spécial pour accès aux
fonctions d’Inspecteurs de l’Enseignement et Formation Techniques et
Professionnels » .
Dans tout ceci, David Diatezwa a retenu que l’enjeu majeur pour
lequel les Autorités ministérielles se battent – loin d’être l’intérêt
supérieur de la jeunesse congolaise – c’est entre autres raisons
l’argent que les parents apportent à l’école où ils donnent 70%
pendant que l’Etat n’apporte que 30%. Il a souligné en outre que les
établissements techniques sont les plus juteux comme le montre
l’arrêté du gouverneur de la Ville de Kinshasa portant frais de
scolarité qui fixe pour les sections humanistes les frais ne dépassant
guère 35.000Fc, tandis que ces frais dépassent 80.000Fc dans les
sections techniques dont 50.000Fc de frais techniques. Il a dénoncé le
fait que tels des charognards, les agents se réclamant de la FPMA
sillonnent actuellement les écoles pour des perceptions illicites.
Pour terminer, il a noté qu’à ce jour, l’Etat n’est pas en mesure de
payer plus de 175.000 enseignants travaillant depuis plus de 5, 10
voire même 15 ans, mais il y a des personnes insensées pour vouloir
recruter d’autres agents afin d’assouvir leurs appétits du pouvoir et
se chercher un électorat forcé. Selon lui, ces personnes veulent
désarticuler toute l’architecture de notre système éducatif  en créant
une Inspection/bis, un Secope/bis, un Examen d’Etat/bis et un Diplôme
d’Etat/bis. Chaos inacceptable pour les parents./                         SAKAZ

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