Confinement de la ville de Kinshasa : barrière de Mitendi, les commerçants dénoncent les tracasseries policières

0
52

La hausse des prix de denrées alimentaires dans la ville de Kinshasa, trouve son explication dans les mesures de confinement prises par les autorités pour prévenir la pandémie du coronavirus. Parmi ces mesures, on note la fermeture des frontières nationales. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé l’interdiction des vols aériens nationaux et internationaux pour les passagers, la navigation des bateaux passagers sur le fleuve, la circulation des camions, des bus… entre les provinces.

            Dans l’entendement des décideurs, seuls les camions de marchandises, les baleinières et les avions cargos sont autorisés à accéder aux provinces et à Kinshasa.

            C’est dans le but d’assurer des approvisionnements réguliers des populations en denrées alimentaires de première nécessité.

            A la barrière de contrôle érigée par l’Hôtel de ville et la Police nationale congolaise à Mitendi, les longues files d’attente de véhicules de transport de marchandises inquiètent le commun des mortels. Alors que ces camions chargés de produits périssables devaient entrer facilement dans la capitale, les chauffeurs sont confrontés  aux tracasseries policières de la part des éléments de la police nationale.

            Selon les convoyeurs de ces véhicules, des policiers exigent pour chaque sac de cossette de manioc, de haricots, de braises ou de fruits, le paiement d’une taxe de 1.000 FC. Ainsi pour un véhicule transportant 200 sacs de cossettes de manioc, le chauffeur doit débourser auprès des agents de la police, le montant de 200.000 FC. Ce montant non négociable, est exigé à tous les véhicules en provenance de l’intérieur du pays particulièrement aux convoyeurs de la province du Kwango et du Kongo central. Voilà qui explique les longues files d’attente constatées au check-point de Mitendi et Mbankana.

            Et depuis que des contrôles sont effectués à cette barrière, les éléments en uniforme y excellent par les tracasseries qui commencent à décourager les commerçants qui ont répondu favorablement à l’appel du Président de la République lancé dernièrement auprès des hommes de bonne volonté à approvisionner les grandes villes en produits agricoles.

            Déjà, dans tous les marchés de Kinshasa, l’on déplore la hausse des prix de denrées alimentaires de première nécessité, alors que s’il y avait abondance des produits agricoles, l’on assisterait à une baisse des prix, les lois de l’offre et de la demande jouant.

            Au  lieu d’encourager les approvisionnements réguliers de Kinshasa par les routes, les tracasseries policières sont entretenues dans l’unique but de créer la rareté des denrées alimentaires  dans les différents marchés de la capitale et favoriser ainsi la hausse de prix. Plusieurs observateurs estiment que ces actes de sabotage méritent d’être sanctionnés avec la dernière énergie pour éviter d’entretenir l’impunité dans les rangs de la Police provinciale.                       JRT

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •