Condamné à 5 ans de prison : Muyambo se tourne vers les Evêques catholiques

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En dépit de sa condamnation à 5 ans de prison dans une affaire de stellionat qui l’opposait au sujet grec Stoupis, le Bâtonnier Jean-Claude Muyambo, ministre honoraire, ne s’avoue pas vaincu. Selon le collectif de sa défense, il envisage d’aller en cassation et de ne ménager aucun effort pour user de tous les droits lui reconnus par la Constitution pour démontrer son innocence.

Il n’exclut pas non plus la possibilité de recourir aux instances internationales pour recouvrer ses droits bafoués par ce qu’il qualifie de  simulacre de procès.

Repris sur la liste des figures emblématiques de l’opposition devant bénéficier des mesures de décrispation politique dans le cadre du Dialogue du Centre Interdiocésain, Jean-Claude Muyambo trouve là un motif supplémentaire de se montrer optimiste. Le président de SCODE attend impatiemment le rapport des Evêques catholiques à ce sujet car les éléments ayant servi aux juges pour le condamner sont les mêmes qui ont été transmis aux prélats pour leur enquête.

Lors d’une conférence de presse animée le jeudi 20 avril 2017 dans la résidence de Jean- Claude Muyambo au quartier Ma Campagne, dans la commune de Ngaliema, ses avocats ont dénoncé toutes les irrégularités qui ont émaillé le feuilleton judicaire  de leur client.

Maître Thierry Muteba a fustigé le fait que la justice a condamné
Jean-Claude Muyambo en s’appuyant sur des pièces qui n’avaient jamais
fait l’objet des débats en audiences publiques, notamment le jugement
ayant condamné Moïse Katumbi dans le seul but de lier son sort à celui
de l’ancien gouverneur de l’ex- province du Katanga.
Pour Me Therry Muteba, la condamnation de Jean-Claude Muyambo était
simplement préméditée, comme c’est souvent le cas dans les affaires
qui opposent les opposants politiques au pouvoir en place.
Il s’est plaint du trafic d’influence qu’exerceraient certaines
personnalités de la République sur les juges qui instruisent les
dossiers des opposants, en illustrant cela par le cas de la juge
Chantal Ramazani du Tribunal de Kamalondo, partie en exil après avoir
été contrainte de signer, contre son grès, l’acte de condamnation de
Moïse Katumbi.
ERIC WEMBA

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