Concertations nationales : le CALCC redoute la persistance des antivaleurs

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1. Le Bureau National du CALCC salue la prise en main du processus d’organisation des concertations nationales par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il leur revient d’examiner officiellement les revendications légitimes et fondées de forces politiques sur le format et le contenu de ces assisses, tel qu’édictés par l’ordonnance présidentielle.

2. Pour notre part, nous exprimons de vives inquiétudes sur la capacité de ces assises, quel que soit le format final qu’elles prendront, à répondre aux problèmes fondamentaux du pays. Car, de l’ordonnance présidentielle les convoquant aux propositions des partis politiques qui les contestent, nous ne percevons nulle part la préoccupation essentielle sur les causes fondamentales de la crise du pays.

3.         Le pays se porte mal parce que l’Etat est bâti et géré sur base de mauvais principes spirituels et moraux. Il ne sert à rien de tourner autour du pot. On pourra avoir tous les plans, toutes les résolutions, comme d’ailleurs c’est le cas, tant que nous continuerons à tergiverser sur les valeurs spirituelles et morales, tant que nous continuerons à justifier les actes immoraux comme le vol, la tricherie, la ruse, la manipulation des consciences, bref la corruption, rien ne marchera au pays.

4. Les Concertations ou le Dialogue ne serviront absolument à rien si l’on ne trouve pas des raisons, voire la raison, de s’interdire les actes comme la tricherie pour accéder aux charges publiques et, la légèreté et la complaisance dans l’exercice de ces charges. C’est une perte de temps si nous ne concentrons pas nos efforts et les moyens disponibles, pour concevoir les mécanismes crédibles et opérationnels devant instituer et institutionnaliser la lutte contre la culture de l’immoralité politique et de la corruption. Il faut notamment trouver les voies pour sanctionner, du sommet à la base de l’Etat, les individus et surtout les partis qui encouragent les crimes et l’immoralité politique. Il faut trouver la raison absolue pour laquelle un tricheur doit avoir honte et la société agir pour l’empêcher de contaminer les autres.

 

5. Ce n’est qu’en traitant de la dimension spirituelle et morale de la crise que l’on y arrivera. Or, cela n’est prévu nulle part. Notre classe politique est loin du bon chemin.

 

6. Nous appelons les organisations des forces vives non encore politisées et les consciences apaisées à agir pour faire pression sur les politisés afin d’obtenir une réorientation de ces assises. Car, seules, des personnes tourmentées par le désir de servir les autres peuvent oser s’engager dans cette voie qui entraine des sacrifices immenses. C’est maintenant le temps des porteurs de fardeaux : tous ceux qui sentent au plus profond de leur âme l’appel pour servir la Nation. Ils sont nombreux mais vivent cachés et dispersés à travers le pays. C’est maintenant le temps du rassemblement pour sauver le pays.

 

Fait à Kinshasa, le 6 Août 2013.

Pour le Bureau du Conseil National du CALCC

Vincent KEKOLEMBA

Porte-parole 

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