Concertations nationales : l’Apukin exige des experts neutres

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IMG_0319L’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) est montée au créneau pour interpeller les participants aux concertations nationales. Dans son message, elle souligne que ces concertations doivent traiter et résoudre les vrais problèmes de la population. Il n’ est pas question de conquérir le pouvoir, ni de le partager. Elle martèle que les concertations nationales doivent être une porte sur le chemin du développement. 

L’échange avec la presse a eu lieu hier au siège de l’Apukin, dans l’enceinte de l’Université de Kinshasa. Cette conférence de presse était animée par les professeurs Antoine Kitombole Tshovu, président, et Charles Mbadu, rapporteur de l’Apukin.

On rappelle que c’est depuis le mois de janvier que les professeurs de l’Université de Kinshasa avaient pensé devoir accompagner, au travers leur expertise, le gouvernement dans l’organisation de ces assises. Cet accompagnement devait se situer au niveau de l’examen des préalables, de différentes thématiques à débattre, des critères de participation, de l’ordre du jour, du règlement intérieur, etc.

L’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa a rappelé les problèmes brûlant de l’heure : la guerre de l’Est, l’organisation de l’administration publique, la réforme de l’armée, le chômage, la continuité perpétuelle des troubles et guerres dans la majeure partie de nos provinces (Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, etc.).

Les professeurs pensent qu’il faudrait avoir un « groupe d’experts neutres » pour obtenir un forum impersonnel, avec des résolutions impersonnelles. Les politiques doivent avoir à leurs côtés des experts neutres afin d’atteindre des résultats conformes aux attentes des masses, car la majeure partie des professeurs qui ont postulé aux concertations l’ont fait sous des casquettes politiques non celle d’experts neutres. Certains sont délégués par leurs partis politiques (opposition comme  majorité) et les organisations de la société civile. A ce sujet, l’Apukin a déclaré haut et fort qu’elle est  prête à accompagner les organisateurs de ses afin de trouver des solutions durables.

 

«Cesser de tourner en rond »

Après analyse et réflexion, les professeurs de l’Unikin pensent que le pays tourne en rond. Sur ce, les participants aux concertations doivent faire en sorte que le quotidien congolais change. Le peuple congolais a déjà été soumis à de tels travaux notamment la Conférence Nationale Souveraine, le dialogue de Sun City, etc. Cependant, les résolutions de ces forums ont été jetés dans les oubliettes. Il faudrait remettre en question l’histoire. Face à cette situation, le changement doit commencer par la résolution des problèmes administratifs du pays, puisque l’on constate qu’il n’existe pas de contrôle administratif, ni de continuité administrative. Chaque gouvernement vient avec ses idées, ses projets, son idéologie, etc. «Nous aimerions avec force que les participants auxdits travaux défendent les vraies causes de la population de l’ensemble du pays », a-martelé le prof Kitombole.

Dorcas NSOMUE

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