Concertations nationales : enfin, le rapport final remis au présidium

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Zemanta Related Posts ThumbnailC’est pratiquement dans un climat de tension que le « Groupe de contact » mis en place pour baliser le chemin des Concertations nationales convoquées a déposé hier jeudi 22 août 2013, dans l’après-midi dans la salle des Banquets du Palais du peuple, son rapport final entre les mains des deux co-présidents du présidium de ces assises, Léon Kengo du Sénat et Aubin Minaku de l’Assemblée Nationale.

A en croire plusieurs participants, beaucoup de points de divergence, notamment les quotas de représentation des « Composantes » (Majorité Présidentielle, Opposition, Société Civile) et des groupes armés, les thématiques, le règlement intérieur, l’opposabilité des résolutions à tous, l’immunité des participants,… persistent encore.

A la sortie de la salle des Banquets, le président du Sénat Léon Kengo, accompagné de son collègue de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, a fait savoir à la presse que le présidium va examiner toutes ces divergences afin de trouver des solutions idoines dans le sens de l’intérêt général.

Il a promis d’annoncer la date de la tenue des Concertations nationales proprement dites aussitôt  après l’évaluation dudit rapport par le présidium.

Du côté de la Majorité, l’on se montre plutôt optimiste quant à l’aboutissement de ces concertations nationales, en dépit de quelques points de désaccord.

Lambert Mende a fait savoir que certaines propositions ont été faites pour rencontrer les vues des uns et des autres, dans un esprit de consensus, avec l’arbitrage du présidium.

Le porte-parole du gouvernement a souligné que le règlement intérieur et les thématiques ont été enrichis par le « Groupe de contact », sans pour autant entrer dans les détails,  la primeur des conclusions étant réservée au présidium.

Dans le camp de l’Opposition, quelques inquiétudes ont été soulevées concernant le caractère inclusif de ces concertations nationales. Pour le patron des Fonus, Joseph Olenghankoyi,  l’implication du président Kabila et du leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, deux acteurs principaux de la crise actuelle que connait le pays, née selon lui des élections controversées du 28 novembre 2011 en RDC, est indispensable pour l’aboutissement de ce Dialogue national. Il a plaidé pour la participation de tous les acteurs politique sans exclusion, car le Congo n’est la propriété de personne.

Alors que les caciques de la Majorité réfutent tout idée du partage du pouvoir après le pavé de Kengo à Fatima, le RCD, par la bouche de son Secrétaire général, Hubert Efole, a enfoncé le clou en parlant déjà du nouvel ordre institutionnel qui devrait être mis en place à l’issue de ce forum, pour résoudre la crise de légitimité causée par la tenue du scrutin non crédible du 28 novembre 2011.

Ce parti soutient également l’implication des groupes armés dans ces concertations pour mettre définitivement fin à la guerre récurrente à l’Est.

Quant à la Société civile, elle continue de réclamer la révision à la hausse de son quota de participation.

Tshombela  de la « Nouvelle société civile » a émis le souhait de voir le présidium qui s’est montré attentif à leurs revendications, y réserver une suite favorable, afin que ce quota passe de 14% à 20%.

Les chefs coutumiers ont obtenu, à la grande satisfaction de leur président, un quota de 29 délégués.

Pour marquer leur présence à ces concertations, ces autorités traditionnelles ont improvisé une cérémonie d’invocation des ancêtres aux alentours du Palais du peuple pour que ce forum apporte la paix et le bonheur à l’ensemble des Congolais en général et aux populations de l’Est du pays en particulier.

ERIC WEMBA       

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