Commerce à Kinshasa : le ministre de l’Intérieur doit neutraliser les « Kuluna »

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Des inciviques ont perturbé sérieusement les activités commerciales hier lundi 8 avril 2019 au centre-ville de Kinshasa, en caillassant plusieurs magasins tenus par des Indo-Pakistanais, qui ont eu le malheur d’ouvrir leurs portes. Pour prévenir tout dérapage, la police  dû tirer en l’air, avec des balles en caoutchouc, principalement dans le périmètre de l’avenue du commerce.  Quelques-uns ont été  appréhendés.

            Cela fait plus d’une semaine que des magasins établis sur l’avenue du Commerce et ses environs ne rouvrent plus leurs portes, par peur des représailles des marginaux qui écument le centre-ville et qui infiltrent les rangs des grévistes.  Le magasin Kin-Décor, situé non loin du croisement des avenues du Plateau et du Commerce, dans la commune de la Gombe, spécialisé dans la vente des tissus et divers, était le premier recevoir des pierres.

            Selon des témoins, aussitôt après que le propriétaire avait ouvert son établissement, un groupe des personnes non autrement identifiées, qui rodaient autour, se sont mises à le caillasser.  A l’arrivée de la police, tout est rentré dans l’ordre. Des éléments de la police ont dû être déployés dans le secteur pour sécuriser les opérateurs économique qui tenaient à ouvrir leurs magasins. Une jeep était postée au croisement Plateau-Commerce et un camion de transport des troupes (KAMAZ) au croisement Bokassa-Commerce pour dissuader toute tentative de pillage. Et cela a permis à quelques commerçants expatriés de vendre leurs marchandises, sous haute surveillance policière. Les grands distributeurs de vivres et autres produits de première nécessité ont pu ainsi fonctionner sans problème.

Compte tenu de la persistance du pillage, les observateurs avertis interpellent le ministre de l’Intérieur, en charge de la sécurité, afin qu’il prenne les dispositions requises pour décourager et neutraliser les « Kuluna » qui mettent les opérateurs économiques, expatriés comme nationaux, en situation d’insécurité permanente dans la ville province de Kinshasa. L’on pense qu’une opération spéciale de chausse aux « Kuluna » et « Shegues » , au centre de la ville comme dans les communes périphériques s’avère, indispensable pour éviter la réplique des pillages de triste mémoire (1991 et 1993), qui avaient complétement détruit le tissu économique national. La neutralisation de ces inciviques est cruciale pour ne pas compromettre les perspectives de relance économique du pays, dont le symbole le plus significatif est le réchauffement des relations entre la RDC  et le FMI.

Jean-René Ekofo

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