CNSS : les recrues de Mwene-Ditu réclament leur embauche

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« Nous, stagiaires professionnels de l’Antenne de la CNSS Mwene-Ditu, venons par le présent, solliciter votre intervention dans l’épineux dossier de notre engagement qui depuis 2009 jusqu’à ce jour, n’a jamais trouvé gain de cause ». C’est la substance du mémorandum que les stagiaires professionnels de la CNSS Caisse nationale de sécurité sociale) de la ville de Mwene-Ditu, qui fait actuellement partie de la province de Lomami depuis le dernier découpage territorial, ont adressé au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi.

            Ils réclament d’être rétablis dans leurs droits, c’est-à-dire que l’employeur les engage, parce qu’ils ont presté pendant plus de dix ans comme stagiaires sans bénéficier d’aucun avantage. Ni salaire ni encore moins prime, rien ne leur était versé depuis qu’ils ont été recrutés en 2009. Pourtant que la Convention collective définit les conditions, mieux le délai de prestation en tant que stagiaire.

            Ils renseignent dans ce mémo qu’ils ont été recrutés le 5 octobre 2009, après présentation d’un test d’engagement organisé par une commission ad hoc diligentée par le comité de gestion de la CNSS, à l’époque l’INSS (Institut national de sécurité sociale).

            Mais, ce qui étonne le plus les signataires du mémo c’est le fait qu’à la même période, leurs collègues qui ont été recrutés dans la ville de Mbuji-Mayi ont vu leur situation réglée une année après. Ils ont été notifiés pour leur engagement en juillet 2010. « En ce qui nous concerne, c’est depuis 2009 jusqu’à nos jours, 10 ans jour pour jour, que nous continuons à rendre des services loyaux à la CNSS, même pendant la période d’insécurité causée par le phénomène Kamuena Nsapu, au péril de nos vies, nous étions toujours chacun à son poste de service et ce sans salaire, hormis le transport que nous touchions, sans aucune réaction de la haute hiérarchie de la CNSS ».

             Par ailleurs, les signataires disent avoir écrit à la hiérarchie, mais sans suite. Des correspondances ont été adressées à maintes reprises à la Direction générale, et en date du 29 juillet 2015, le Vice-premier ministre en charge de l’Emploi et Travail avait été saisi du dossier. Malheureusement, pas de suite.

            Face à cette situation, les stagiaires professionnels de la CNSS/Mwene-Ditu fondent leur espoir sur les nouvelles autorités pour que leurs cris soient entendus. En fait, ils ne sont pas nombreux. Sur la liste des signataires, on trouve 8 agents, 4 membres de sécurité et 1 chauffeur.

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