Clôture des Etats généraux de la lutte contre la corruption : chaque Congolais appelé à bannir la corruption

0
24

Les états généraux de la lutte contre la corruption ont pris fin dans la soirée du samedi 23 octobre 2021, à  l’hôtel Rotana de Kinshasa.  La cérémonie de clôture était présidée par le Vice-premier ministre et ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, au nom du Président de la République. Ils étaient organisés par le ministère de la Justice du 19 au 23 octobre à Kinshasa, avec l’appui des partenaires dudit ministère.

             Dans son allocution de clôture, le vice-premier ministre et ministre de la Fonction Publique, Jean- Pierre Lihau, a fait savoir aux participants que les recommandations issues de ces assises sont déjà parvenues au Magistrat suprême. Il a formulé une demande à ces derniers, de faire foi en sa personne comme membre du gouvernement, que les autorités de la République Démocratique du Congo  tiennent à cet engagement sacré de voir le Congo tourner définitivement le dos à la  corruption… « .. Mais aussi ces recommandations trouveront un accompagnement sans faille de sa part et de la part du gouvernement. Car la lutte contre la corruption doit être une affaire de tous », a déclaré  Jean Pierre Lihau.

         Prenant la parole à son tour, la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a indiqué que les recommandations produites sont à même de faire changer le paradigme et de remettre la RDC sur la voie de l’intégrité. D’après elle, il est temps de traduire en actes les différentes recommandations de ces États généraux. Rose Mutombo pense que la prévention autant la répression ne doivent plus demeurer de simples vues d’esprit. Selon elle et les séminaires de vulgarisation, les activités de sensibilisation ne doivent pas constituer les seuls outils indispensables pour éliminer la corruption dans la société congolaise.

         En tant que membre du corps judicaire congolais, Rose Mutombo n’a pas manqué d’interpeller les hauts magistrats dont les justiciables sont bénéficiaires des immunités des poursuites et des privilèges de juridiction.   «Soyez proactifs étant donné que le droit procédural vous permet, en cas d’infraction flagrante, de les interpeller sans qu’il ne soit nécessaire d’obtenir des autorisations des poursuites ou la levée de leurs immunités. Il nous faut une justice juste et égale à l’égard de tous, grands et petits, riches et pauvres, forts et faibles, pour ne pas donner l’impression d’une justice à géométrie variable. C’est cela le véritable Etat de droit », a-t-elle martelé.

          En sa qualité de patronne de la Justice nationale a tenu à rappeler que tous les mandataires publics, quels que soient leurs rang et fonctions, sont concernés par la lutte implacable à mener contre la corruption. « Vous devez vous débarrasser du clientélisme, du népotisme, du favoritisme, bref de toutes les antivaleurs».

Voici les principales

recommandations

         Au bout de quatre jours de travaux, les participants aux États généraux de la lutte contre la corruption ont formulé plusieurs recommandations à divers niveaux.

Au Président de la République : de recevoir le serment des membres de la Cour des comptes nommés en 2018.

Au Parlement : d’actualiser le cadre légal anti-corruption pour le conformer aux instruments juridiques régionaux et internationaux aux quels la RDC a adhéré. Il s’agit notamment de la loi portant création d’une agence nationale anti-corruption, la loi portant accès à l’information ainsi que celle portant moralisation de la vie publique et modifier le code pénal afin de renforcer la répression et introduire les procédures spéciales en matière d’enquête et de poursuites, afin également d’étendre la notion de fragrance aux infractions relatives à la corruption.

A l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption : d’intégrer les acteurs publics, privés et de la société civile dans le processus d’actualisation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Enfin, les participants ont souligné la nécessité de former et renforcer les capacités des journalistes d’investigation sur la problématique de la corruption

 Dorcas NSOMUE  MPIA

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •