Climat des affaires : Matata promet la création d’une entreprise en 3 jours

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Comme annoncé la semaine dernière, « Les assises nationales du climat des affaires » ont démarré hier lundi 27 août, à Roméo Golf. C’est le premier ministre Augustin Matata Ponyo qui a ouvert les travaux de ce forum qui se déroulera pendant trois jours, soit du 27 au 29 août 2012.
Cinq communications ont été faites en marge de la cérémonie d’ouverture, ntamment par le représentant de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), le représentant de la Banque mondiale, l’ambassadeur de Grande Bretagne en RDC, le ministre du Plan, et le Premier ministre.
Le patronat congolais a rappelé que l’amélioration ou l’assainissement du climat des affaires en République démocratique du Congo a toujours été son cheval de bataille depuis des années.
Car, l’environnement actuel marqué par la lourdeur des procédures et une fiscalité très élevée ne permet pas au secteur privé de se développer. Au contraire, il porte un véritable préjudice à son émergence. La Fec a rappelé, à l’occasion, les différentes démarches menées par en vue d’obtenir gain de cause auprès du gouvernement. C’est dans ce cadre que la Fec a déposé un mémo des 19 propositions relatives à la question auprès du CPCAI (Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires).
La Fec attend du gouvernement un signal fort en direction du monde des affaires, a déclaré.
Avant d’énumérer les attentes de sa structure vis-à-vis de l’Etat congolais.
Au total, le patronat congolais attend l’application des actes uniformes de l’OHADA, l’application effective des réformes déjà réalisées, l’encadrement des services étatiques auprès des entreprises en vue de mettre fin à l’intervention de services non autorisés, enfin la simplification de la fiscalité et la parafiscalité.
Quant au représentant de la Banque mondiale, il a renseigné que 70% d’entreprises congolaises œuvrent actuellement dans l’informel. Ce qui constitue un manque pour le fisc.
Faisant le point de la question, il a réitéré la disponibilité de cette institution de Bretton Woods à accompagner la RDC dans le processus de l’amélioration du climat des affaires, ainsi que dans l’application de différentes réformes y afférentes.«Un secteur privé fort profite à la population et au pays», a-t-il soutenu.
 
 
A son tour, l’ambassadeur de Grande Bretagne en Rdc a fait savoir que l’environnement actuel ne permet pas aux affaires de se développer. Pour preuve : le pays applique le taux d’impôt le plus élevé au monde.
D’autres handicaps, et non de moindres, ont été également cités. Dans la foulée, il a stigmatisé le blocage de la femme mariée qui ne peut pas travailler sans une autorisation maritale, l’absence de signature de convention pour arbitrage international, etc.
Pour sortir de la situation, il a proposé au gouvernement de confier les pleins pouvoirs au CPCAI pour des discussions en vue de la facilitation de l’application du traité de l’OHADA. Aux investisseurs expatriés, il a recommandé le respect des lois nationales congolaises, et des conventions internationales à l’instar de la transparence dans les affaires.
Si le processus est respecté, la GB accordera 66 millions de dollars sur une période de 5 ans, pour soutenir ledit processus.
Pour le ministre du Plan et Suivi de la révolution de la modernité, Célestin Vunabandi, le développement du secteur privé avec à l’affiche l’amélioration du climat des affaires, préoccupe au plus haut point le gouvernement.
 
Pour ce qui est des présentes assises, elles constituent un moment d’échanges constructifs entre le gouvernement et le secteur privé pour voir ce qui n’a pas marché dans les réformes entreprises jusqu’ici et relancer le processus. Le forum doit sortir une liste d’indicateurs sur lesquels le processus devra s’appuyer, a insisté le ministre.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le Premier ministre a commencé par rappeler quelques dates phares du processus de l’amélioration du climat des affaires.
Il a cité, au passage, le 13 juillet 2012, la date où la Rdc a déposé officiellement ses arguments pour l’adhésion au traité de l’Ohada. Le 3 août courant, il y a eu la rencontre entre le gouvernement et les opérateurs économiques pour parler de la question.
Pour ce faire, il a souligné la nécessité des réformes qui touchent presque tous les secteurs de la vie nationale.
Concernant le monde des affaires, il faut combattre l’insécurité juridique et judiciaire, revoir la fiscalité et parafiscalité non adaptées aux réalités actuelles. Pour finir, il a plaidé pour un partenariat responsable entre le gouvernement et le secteur privé.  Avant d’indiquer que des mesures ont été prises par le gouvernement pour la création d’une entreprise en trois jours, plutôt que passer plusieurs semaines pour obtenir des documents.
Pour cela, la simplification des procédures et la réduction des délais s’avèrent d’impérieuse nécessité.  Affichant la détermination de son équipe à conduire jusqu’au bout le processus, il a recommandé aux participants moins de débats et plus d’actions au cours des travaux.
 
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