CENI : pas de précipitation, il faut un consensus

0
306

Il n’y a aucune raison d’agir dans la précipitation pour la désignation du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, CENI, comme cela done à penser actuellement. Car, on a encore le temps nécessaire pour mener correctement le processus devant déboucher sur la désignation consensuelle du remplaçant de Corneille Nangaa à la tête de cette institution d’appui à la démocratie en République Démocratique du Congo.

         On rappelle que la semaine passée était émaillée par des désaccords entre les différentes structures de la société civile, composante à laquelle incombe la responsabilité, de parvenir au consensus devant déboucher sur la désignation d’un candidat unique pour occuper le poste de président de la CENI.

         Sur les 8 confessions religieuses – encore faut-il que la société civile soit réduite aux seules confessions religieuses – six avaient participé à la réunion convoquée à cette fin. Les représentants des églises catholique romaine et protestante n’y avaient pas participé. Et ladite réunion avait abouti à la désignation d’un ancien cadre du bureau sortant de Corneille Nangaa, en la personne de Ronsard Malonda, pour occuper ce poste resté vacant à la suite de l’expiration du mandat de l’ancienne équipe dirigeante.

         Ce choix n’a pas fait l’unanimité non seulement à cause de l’absence ou participation à ladite réunion de «deux poids lourds» des confessions religieuses établies en RDC (églises catholique romaine et protestante) suivant le poids démographique des fidèles, mais également de tous les membres des confessions ayant pris part qui ont adhéré à la candidature de Ronsard Malonda proposée.

         Le président honoraire des églises de réveil, Albert Kankienza Muana Mbo, a même rompu le silence pour suggérer à la relance du processus en vue de parvenir au consensus pour éviter un mauvais départ pour les prochaines élections, que tout le monde veut les plus transparences et indépendantes possibles.

         En dehors de cet appel d’Albert Kankienza, hier mardi, une organisation dénommée «Société civile électorale» a déposé au bureau de l’Assemblée nationale le PV de la désignation de son candidat au poste de président de la CENI, en la personne de Denis KADIMA. Son coordonnateur, Freddy Bonganga Djema, qui s’est exprimé aux médias a brossé brièvement le portrait du candidat de son organisation.

         On retient pour l’essentiel que Denis KADIMA est directeur d’EISA, une organisation africaine spécialisée dans les processus électoraux. Il a participé à plus de 60 processus électoraux à travers le monde en tant que membre de la Division électorale des Nations unies.

         Il a aussi indiqué que Denis KADIMA a contribué à la création du Forum des Commissions Electorales de la SADC.

         En ce qui concerne le niveau intellectuel, le candidat de la société civile électorale est titulaire d’un master en sciences politiques. Il a formé plusieurs leaders des organisations de la société civile à travers le monde, notamment celles spécialisées dans la gestion des élections. « Donc, c’est un expert électoral de renommée internationale», a conclu le coordonnateur Freddy Bonganga Djema.

         Entretemps, même si la société civile n’est pas constituée de seules confessions religieuses, les églises catholique et protestante pourront présenter leurs propres candidats. Les églises dites de réveil pourront de leur côté trouver un candidat de consensus.

         Donc, il ne sert à rien de se précipiter au risque de donner l’impression de rouler pour un camp ou une cause quelconque.Dom

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •