CENI : Denis Kadima enfin à la présidence

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Alors que certaines personnalités en quête de positionnement politique s’employaient par des procédures dilatoires, à bloquer la mise en place du bureau de la Commission électorale nationale indépendante, la représentation nationale vient de donner un message fort aux marchands d’agendas cachés. Après plusieurs moratoires sans lendemain pour ramener toutes les parties prenantes aux bons sentiments et à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, l’Assemblée nationale a entériné les candidats, le samedi 16 octobre 2021, aux différents poste de la future commission nationale électorale.

Denis Kadima, candidat de l’Eglise Kimbanguiste, choisi par six confessions religieuses sur les 8, a été validé comme quatrième président de la Ceni et successeur de Corneille Naanga. Il a comme    1er Vice-président  Ilanga Lembo Bienvenu, candidat de la Majorité; 2è vice-Président : poste à pourvoir (Opposition); Rapporteur Patricia Mulela Nseya (Haut-Katanga- Majorité); Rapporteur adjoint : Mohindo  Bulemberi Vahumawa Paul de la Majorité; Questeur poste à pourvoir, opposition;  Questeur adjoint, Birembano Balume Sylvie Sud-Kivu de la Majorité. Sont membres de la plénière de la CENI : Lipemba Ikpanga Ndolo Pascal, Boko Matondo Fabien, Ditu Monizi Blaise, Bimwala Mampuya Roger, Ngalula Joséphine, Bisambu Gérard, Omokoko Asamoto Adine.

         Au total, la plénière a entériné 12 membres pour les 15 postes à pourvoir. La liste des heureux promus sera transmise à la présidence de la République pour une ordonnance d’investiture dans les jours à venir. Cet entérinement vient de démontrer que plus rien ne peut justifier la non tenue des élections dans le délai constitutionnel. Les composantes qui n’ont pas encore proposé leurs membres sont contraintes de se conformer à la volonté des 13. Avec 12 membres sur les 15 déjà validés, la future Ceni peut valablement siéger pour l’intérêt supérieur la nation, la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

         Il est important de signaler que l’Assemblée nationale, par le truchement de son bureau, avait donné aux confessions religieuses, qui avaient pour tâche de désigner le Président de la Ceni, plusieurs moratoires pour se trouver un candidat. Contre toute attente, certains délégués des confessions religieuses se sont livrés à un spectacle qui n’a pas honoré les princes de l’Eglise. Fidèles aux dilatoires, l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo) sont allées même devant les instances judiciaires pour tenter de bloquer la chambre basse du Parlement.

         Justice rendue, l’Assemblée nationale, qui était patiente face aux caprices des religieux, s’est conformée à la décision des juges de la Cour Constitutionnelle lui donnant le feu vert pour lma poursuite du processus de désignation des futurs animateurs de la Ceni. Comportement qu’il ne faut pas confondre avec un quelconque forcing. Plus le temps passait, plus s’éloignait l’espoir d’organiser les élections en 2023. Et, les mêmes qui se livrent à la distraction en ce moment, allaient être les premiers à crier au glissement. Si certains princes de l’Eglise font le jeu des politiciens en mal de positionnement, le train des élections ne va pas les atteindre.

Yves Kadima

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