La CENI, le CSAC et la CNDH invités au respect strict des droits humains

0
119

Les participants aux travaux des consultations interinstitutionnelles
qui se sont tenues à la Maison des élections durant 48 heures, soit du
mardi 20 au mercredi 21 juin 2017, ont examiné de nombreuses
questions. Il s’est agi notamment du processus de l’enrôlement et sa
sécurisation, du respect des droits humains durant la période
électorale, des arrestations arbitraires, du déploiement des
matériels, etc.
Ces débats ont été organisés sous la houlette du Bureau Conjoint
de Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (BCNUDH), et ont réuni
autour de la table, des membres de la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI), de la Commission Nationale des Droits de l’Homme
(CNDH), du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication
(CSAC) et des ONG de défense des droits de l’Homme. C’était aussi
l’occasion de faire le point sur la situation des droits de l’homme
dans le contexte électoral actuel, afin de favoriser l’élaboration
d’un plan d’action  entre  partenaires institutionnels.
Venus de plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo,
les participants ont proposé de nombreuses recommandations.  A l’égard
de la CENI, la mise en application du protocole d’accord CENI-CNDH, et
surtout,  veiller  scrupuleusement à l’application des mesures prises
en faveur des personnes vulnérables.
La CNDH a été chargée d’enquêter sur tous les cas de violation, le
renforcement des capacités d’intervention des associations de défense
des droits de l’homme, orienter les plaignants et victimes et les
aider à ester en justice contre toutes violations des droits de
l’homme, procéder aux visites périodiques des centres pénitentiaires
et de détention.
Quant au CSAC, il lui a été demandé de faciliter l’accès aux médias à
tout le monde même aux personnes vulnérables, exiger aux maisons de
presse de prendre des dispositions nécessaires pour  accommoder les
personnes vivant avec handicap. Les ONG devront assurer la
sensibilisation des groupes vulnérables sur tous les règlements
régissant le processus, informer l’opinion et les institutions sur les
réalités vécues sur terrain.
Lors des discussions, le BCNUDH a reconnu l’existence des données
recueillies sur terrain indiquant une forte dégradation de la
situation des droits de l’homme, particulièrement ceux en lien avec le
processus électoral. Rien qu’en décembre 2016, le BCNUDH a dénombré
des dizaines de morts et blessés ainsi que la destruction des biens et
édifices  publics et privés.
Abondant dans le même sens, le président de la Commission Nationale
des droits de l’homme (CNDH), Mwamba Mushikonke Mwamus et celui du
CSAC, Tito Ndombi, ont tous, pris l’engagement de promouvoir et
protéger les droits de l’homme tout en veillant sur des mécanismes de
garantie des libertés fondamentales des citoyens conformément aux
missions leur dévolues par la loi.
Quant à la CENI, son rapporteur a noté qu’à ce jour,  28 063 730
électeurs ont déjà été enregistrés, soit 68% de l’électorat.
Cependant, c’est à cause de nombreux cas de violations de droits
humains, que l’on observe le retard dans le processus d’enrôlement
dans certains coins du pays.
Pait Pansy Tlakula, présidente de la Commission Africaine des Droits
de l’Homme et du Peuple et rapporteur spéciale sur la Liberté
d’Expression et à l’Accès à l’Information en Afrique, a rappelé aux
participants les rôles que chacune de leurs institutions doit jouer
pour la promotion de la démocratie.
Pour sa part, Robert Numbi, responsable de l’Ong « les Amis de Nelson
Mandela pour la  défense des droits de l’Homme », a dressé un tableau
de la situation globale des droits humains. Avant de conclure que
malgré le fait que les autorités de la RDC accordent un accent
particulier dans la ratification des textes régionaux, internationaux
et autres, elles se montrent malheureusement très incapables de les
respecter et de les faire respecter.
Dorcas NSOMUE

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •