CENI : 435 agents mis à la touche

0
155

La nouvelle a été rendue publique  la semaine dernière par la direction administrative de la Commission électorale nationale indépendante. Elle  met près de 435 agents en congé technique. La cause, à en croire un communiqué officiel qui a surpris plus d’un agent,   serait liée aux difficultés de trésorerie  que connait cette institution d’appui à la démocratie après la tenue du scrutin chaotique du 28 novembre 2011 et toutes les critiques émises  tant par la communauté internationale que nationale.

 Pour tout traitement, ces mères et pères de famille dont certains sont considérés abusivement comme de temporaires n’ont eu droit qu’à un mois de salaire net. Cela, malgré le fait qu’en dehors du bureau de la Ceni, tout le personnel accuse près de  trois mois de retard de salaire et que la paie se fait au compte goutte.
 Dans le lot, on plaint près de 80 agents qui œuvrent dans cette institution depuis les élections de 2006, mais  qui ont malheureusement été assainis sans savoir pourquoi. Certains de ces agents qui se sont confiés au journal Le Phare dénoncent la manière  cavalière dans la prise  de cette décision qui a été communiquée de façon  brutale.
 En effet, pour la plupart de concernés,   c’est en venant toucher leurs salaires  qu’ils ont appris par un communiqué la terrible nouvelle de leur mise à l’écart pour des raisons techniques sans y avoir été préparés moralement.


  Ce qui choque dans cette décision, affirment-ils, c’est le fait que  le gouvernement continue à verser chaque mois de salaires qui ne leur arrivent pas et ils ne s’expliquent du retard. Et en ce qui concerne ce congé technique, les assainis auraient souhaité percevoir la totalité de leurs arriérés avant de partir.
  Car,  connaissant les pratiques en cours dans le pays, ce congé technique qui ne dit pas son nom  risque de signer  leur mise à l’écart définitive. Aussi, la plupart d’agents craignent tout simplement,  à cause du clientélisme,  du recrutement fantaisiste et non objectif connu dans cette maison ne plus jamais être rappelés. Pour ce faire, ils envisagent sérieusement de porter ce litige devant l’Inspection du Travail pour y voir clair à défaut devant les cours et tribunaux, surtout pour les 80 agents dont le statut au regard de la loi ne pouvait plus être considéré comme temporaire.  Pour ceux-là, cette décision cache une magouille.


  C’est pourquoi, au-delà du doute possible et de problèmes réels ou supposés de trésorerie que connait cette institution qui affirme, sur la base d’une demande du gouvernement de dégraisser son personnel non indispensable, il y a une multitude  de questions que l’opinion se pose et qui restent sans réponse. Entre autres, pourquoi a-t-on laissé la Ceni   recruter  au dessus de ses capacités  ?  Par ailleurs, en son temps, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de cette institution, justifiait le recrutement par le fait que le nombre d’électeurs et de bureaux de vote avaient doublé et que  ce personnel devait servir pour tout le cycle électoral. L’opinion doit-elle comprendre   que cette cure d’amaigrissement  marque la fin  du cycle électoral ?  Le bureau de la Ceni devra se prononcer le plus rapidement  possible afin de rassurer et apaiser  les Congolais qui craignent que la suite des opérations électorales,  au regard de l’actualité sur le terrain,  ne soit tout simplement renvoyée aux calendes grecques.


VAN 

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*