Ce vendredi 20 mars 2015: la RDC célèbre la «Journée mondiale de l’Eau»

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water drop and water ringsL’eau constitue un véritable paradoxe pour la République Démocratique du Congo (RDC) : elle est à la fois abondante et rare ; source de bonheur et de malheur pour la population congolaise. Son impact sur la vie des populations dans le monde a conduit les pays membres des Nations Unis à dédier chaque année une journée, celle du 22 mars, à l’eau ; une décision prise en 1992, lors d’un sommet consacré à l’examen des problèmes touchant à l’environnement et à la terre. La RDC étant membre de l’Organisation des Nations Unies, elle célèbre aussi cette journée qui tombe cette année un dimanche, un jour chômé. Pour cette raison, la célébration de la « Journée mondiale de l’Eau » a été avancée  au vendredi, 20 mars 2015. Elle se déroulera à l’Hôtel Béatrice, dans la commune de la Gombe et coïncidera avec le lancement solennelle de la 2ème phase du programme « Villages et écoles assainis » ; un programme
supervisé par deux ministères – Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) et Santé publique – et appuyé par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Le thème général proposé sur le plan mondial est « Eau potable et développement durable » ; tandis que sur le plan national, la RDC a choisi pour thème : « Politiques publiques cohérentes et coordonnées pour une gestion rationnelle de l’Eau ».
Dans le cadre de préparatifs de cette célébration, une journée de briefing à l’intention de la presse a été organisée hier mercredi, 19 mars 2015, dans la grande salle des réunions de la Croix Rouge du Congo, par la 9ème Direction « Hygiène Nationale » du ministère de la Santé publique et l’Unicef, dans la commune de la Gombe. A cette occasion, deux intervenants principaux, d’abord le Docteur Mavard Kwengani, chef de service et coordonnateur national du Programme « Villages et écoles assainis » et ensuite Jean-Jacques Diyabanza, ont souligné l’importance de cette célébration et la nécessité pour ceux qui manipulent chaque jour l’information de maîtriser cette problématique pour une meilleure éducation de la population. Se référant aux statistiques des enquêtes diligentées par l’Unicef et l’Etat congolais, ils ont précisé que dans notre pays 37 millions de Congolais (environ un Congolais sur deux) n’ont pas
accès à l’Eau potable, malgré que le pays lui-même est traversé un fleuve et divers cours d’eau. Les conséquences de cette carence en eau potable se manifestent par la diarrhée, la mortalité maternelle et infantile (environ 3,5 millions d’enfants meurent avant de fêter leur 5ème anniversaire)
Le Programme « Villages et écoles assainis » vise à offrir à la communauté un environnement salubre avec une source d’eau potable, des toilettes (WC) répondant aux normes, avec une prise en charge communautaire du programme, etc. La première phase de ce programme s’est déroulée de 2008 à 2013 et a permis aux organisateurs de tirer une somme de leçons qui serviront à l’amélioration de l’exécution de la 2ème phase, qui va de 2014 à 2017. Le démarrage de cette phase, selon les organisateurs du briefing, s’est déjà déroulé en 2014, au Village Kimpoko. De 2014 à ce jour, sur base des enseignements tirés de la première phase, un effort a été fourni pour concevoir, imprimer et rendre disponibles sur l’ensemble du territoire les instruments de formation qui serviront durant toute la seconde phase. La cérémonie officielle de Hôtel Béatrice servira à l’implication des officiels, de divers partenaires et des politiques
dans ce processus visant à assainir 6.000 villages et 1250 écoles (475.000 élèves). En outre, un effort sera fourni pour récupérer au moins 80% de villages et écoles assainis lors de la première phase et qui auraient perdu leur statut de milieu assaini.
SAKAZ

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