Castration ou amputation des «pièces» des violeurs

0
149

A l’occasion de sa sortie officielle,   en la salle des conférences « American corner », de l’Université Protestante au Congo, l’association estudiantine féministe (AEF) a organisé, samedi dernier,  une conférence-débat autour du thème : féminisme, genre et développement. Cette nouvelle organisation non gouvernementale a, dans son souci de vulgariser les fondements de la parité et du développement, fait appel à des éminents intervenants venus partager leur expérience  avec la jeunesse estudiantine de l’Université Protestante au Congo et d’ailleurs. Il s’agit notamment du docteur Nkere, professeur dans différentes universités du pays et  féministe de renom, et  de Jeannine Gabrielle Ngungu, féministe et coordonatrice nationale de la campagne « Nous pouvons ».

Sous la modération de l’étudiante Naomi Mofu, membre fondatrice,  Jeannine Ngungu a pris la parole pour expliquer que le féminisme est une organisation et constitue un ensemble d’idées politiques  et philosophiques  qui créent un mouvement. Elle considère le féminisme comme un  combat des femmes visant à faire reconnaitre et respecter leurs droits. «On ne peut pas parler du féminisme sans reconnaitre que  le droit de la femme est un droit humain. Le féminisme est une lutte pour libérer la femme du système patriarcat ». Expliquant ainsi que l’indépendance réclamée des femmes n’est pas par rapport aux hommes. Mais elle l’est  plutôt par rapport à un système : le patriarcat. D’où l’appel à la femme de la prise de connaissance de ses droits.

De ce point de vue et prenant en considération la question du genre, l’homme doit être aux côtés de la femme pour le mieux-être et  pour un réel développement de  la société rd congolaise.  

 

Pour sa part, le professeur Nkere est intervenu pour évoquer un élément qui participe au rabaissement du statut de la  femme et contre lequel lutte aussi le féminisme. Exposant sur les violences sexuelles en République Démocratique du Congo, il  plaide  pour la révision  de la loi y afférente en vue de réguler  le comportement des violeurs et remettre la femme victime dans ses droits. Le féministe Nkere est allé plus loin en déclarant qu’il prônait «la castration physique de l’homme violeur comme punition du crime et meilleur remède au viol». Car, estime-t-il, un homme désormais «sans pièces» serait  un meilleur exemple et ressentirait en même temps l’atrocité que vit la femme après avoir été violée (la honte, le rejet par sa communauté, le traumatisme psychique, stérilité, maladies incurables,…).

Interviewée  sur les raisons fondamentales de la création de l’AEF au sein de l’université, Raïssa-santia Muadi, agée de 19 ans, fondatrice et présidente de l’AEF , lâche : « l’AEF est engagée dans la promotion des droits de la femme avec comme finalité l’existence d’une société  réellement paritaire. L’association vise à amener les jeunes intellectuels  à comprendre que la femme est aussi  capable que l’homme du point de vue des capacités intellectuelles ». De ce fait, a-t-elle ajouté, l’objectif est d’éveiller la conscience des jeunes filles intellectuelles, distraites par l’effet du stéréotype culturel africain, un réel handicap pour un réel épanouissement. Mais aussi de prévenir la jeunesse congolaise des enjeux futurs dans une société congolaise engloutie dans un village planétaire. Pour conclure, elle a assuré que l’association vise son extension dans les différentes universités du pays et d’ailleurs.  

Sylvestre Saidi Nyota 

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*