Caritas Congo : l’autochtone Pygmée réfléchit sur son implication dans la gestion des forêts et ressources naturelles

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La 8ème session du comité national de pilotage du projet d’appui aux communautés dépendantes de la forêt s’est ouverte hier mardi 19 mars 2019 au Centre d’accueil de la Caritas Congo dans la commune de la Gombe.  Cette session vise comme objectif principal évaluer les progrès réalisés par le projet et trouver des pistes de solutions possibles en vue d’améliorer sa mise en œuvre.

            De manière spécifique, la 8ème session du Comité de Pilotage national veut partager l’information globale sur le projet et son état d’avancement; évaluer le niveau de mise en œuvre du plan de travail et budget annuel; examiner et valider deux sites de concessions forestières des communautés locales; formuler les recommandations d’amélioration des activités du projet enfin, former les points focaux sur l’outil Kobo.

            Plusieurs résultats sont attendus à l’issue de cette session qui se clôture ce 20 mars 2019; la présentation  et validation du bilan des réalisations du projet pour l’exercice 2018; la validation du plan d’action pour le financement des microprojets; la production d’un rapport détaillé de la session reprenant la méthodologie utilisée, les principaux produits et les principales conclusions.

            Dorothée Lisenga, chargée des questions techniques sur le genre chez les peuples autochtones a précisé que le projet mécanique des dons dédiés  aux communautés locales et aux peuples autochtones est une fenêtre en ce qui concerne la protection des forêts par les peuples autochtones. Cette fenêtre est ouverte afin de permettre que l’on puisse donner des fonds à ce peuple autochtone qui a gardé la forêt depuis plusieurs années afin qu’il travaille pour la sauvegarde de cette forêt et autres ressources naturelles congolaises.

            Dorothée Lisenga a précisé que le moment est venu pour la concrétisation du projet sur terrain. Car, le peuple autoctchone est en train de connaître un problème de terres. Ce peuple est exproprié pour cause d’utilité publique. C’est le cas de Kawuzi Biega, Kabare. En jetant un coup d’œil sur la réforme foncière en cours en RDC, ce problème des autochtones est repris. Tout le monde doit en bénéficier et il faut qu’une disposition soit incluse en faveur du peuple autochtone. Des terres doivent leur être attribuées afin de mettre fin à leur errance.

            La question des forêts et ressources naturelles sera aussi examinée tout au long de cette session. Dorothée Lisenga a déploré le fait qu’il y a surexploitation des forêts alors que celles-ci n’ont pas été vendues ni bradées. Et, aucun bénéfice n’est attribué aux autochtones. Là où il y a des écoles, les enfants  autochtones étudient sans bancs. C’est le cas au Maindombe. En ce mois de la femme, la femme autochtone doit avoir accès à la tenue non seulement foncière mais aussi forestière dans la loi Bakajika.

            Par ailleurs, il faut signaler que le projet d’appui aux communautés dépendantes de la forêt est financé par le mécanisme spécial des dons dédié aux peuples autochtones et communautés locales. Un fonds additionnel de 6 millions de dollars américains est alloué aux peuples autochtones et communautés locales dans le cadre du programme d’investissement forestier et le fonds national REDD dans le cadre de l’initiative pour la forêt de l’Afrique centrale pour un montant de 1,8 millions de dollars américains.

            L’objectif visé à travers ce projet est de renforcer les capacités des peuples autochtones et communautés locales de 19 territoires au niveau national afin de favoriser leur engagement et leur participation aux activités liées à la gestion des terres et des forêts.

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