Carburant : le feu aux poudres

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Le prix de l’essence a été revu à la hausse depuis samedi soir dans les stations service de Kinshasa. Le dimanche matin, plusieurs stations sont restées fermées, en attendant une communication officielle sur la nouvelle grille tarifaire.Un litre d’essence est donc passé dans les stations service qui ont ouvert dimanche matin de 970 francs congolais à 1150. Le gasoil est lui passé à 1140 francs congolais. Mais le comportement n’a pas été le même parmi les opérateurs pétroliers.

            Parce que ce même dimanche, un autre groupe a commencé par vendre à l’ancien prix avant de fermer les stations services.

Le troisième groupe est celui de ceux qui attendent une instruction officielle sur les nouveaux prix, et ont, en attendant, fermé carrément leurs pompes.

            Les automobilistes trouvés dans les stations services regrettent cette situation et estiment que cela aura des répercussions sur les prix d’autres produits de première nécessité. La même situation a été constatée à Matadi, au Bas-Congo, où le prix du litre d’essence est passé de 850 à 1150 francs congolais.

            Comme à Kinshasa, les chauffeurs de taxi de la ville portuaire sont inquiets et craignent que le prix de la course ne soit revu à la hausse. 

Le ministre de l’Economie doit s’expliquer

            L’augmentation inattendue des prix des produits pétroliers a surpris les observateurs pour plusieurs raisons. D’abord parce que la situation du marché international des produits pétroliers ne présente pas de tendance à la hausse. Et ensuite parce que le Franc Congolais est demeuré stable depuis plus de six mois par rapport au dollar américain, monnaie de référence en ce qui concerne les prix des produits pétroliers.  On sait que depuis les années Mobutu-Kengo, un litre de pétrole a toujours été vendu au prix d’un dollar américain. Qu’est-ce qui est donc arrivé pour que subitement les choses changent et que l’on assiste à une sorte d’anticipation sur la dégradation future du taux de change, à moins qu’il ne s’agisse d’une taxe supplémentaire qui serait intervenue dans la structure des prix? Dans le premier cas, la situation serait préoccupante car constituant un dangereux exemple pour les opérateurs économiques qui pourraient être tentés de procéder aux mêmes anticipations pour éviter des pertes sèches ; et dans le second cas, elle poserait une terrible question sur le pourquoi et le comment d’une nouvelle taxe intégrée dans la structure des prix alors même que la situation sociale de la population ne cesse d’émettre des signaux de désenchantement et de grande inquiétude ? A qui va donc profiter cette augmentation et pourquoi maintenant ? 

RO/LP

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