Candidat commun de l’opposition, machine à voter, fichier électoral pollué… : Conclave de la vérité en Afrique du Sud

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Sauf imprévu, le Conclave de l’Opposition s’ouvre ce mardi 23 octobre 2018 à Johannesbourg, en Afrique du Sud. Selon le programme établi par les organisateurs, les travaux se clôturent le jeudi 25 octobre. Ce forum aura, entre autres matières à son ordre du jour, celle concernant la désignation de son candidat commun pour la présidentielle du 23 décembre 2018, après l’adoption préalable du « programme commun » à piloter par cet oiseau rare.

Pendant deux jours, soit du 23 au 24 octobre au pays de Nelson
Mandela, les sociétaires de l’Opposition devraient relever le défi de
se ranger derrière un « candidat commun » pour gagner la bataille de
l’alternance au sommet de l’Etat en décembre 2018.
Des sources concordantes assurent que 3 présidentiables de
l’Opposition retenus sur la liste définitive de la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante), notamment Félix Tshisekedi (UDPS),
Martin Fayulu (Dynamique) et Freddy Matungulu (CNB).   pourraient
effectuer le déplacement de l’Afrique du Sud pour participer à cette
grande messe de l’opposition.
Tout pourrait se jouer autour de ces trois candidats encore en lice
pour le choix du candidat commun.
On apprend que Moise Katumbi, le candidat de l’Ensemble invalidé pour
l’élection présidentielle et toujours persona non grata au pays, sera
représenté par le Secrétaire général de sa plate-forme, Delly Sesanga.
Le précité, qui a quitté le pays dimanche dernier pour Paris, il
pourra rejoindre, à partir de la capitale française, ses compagnons de
lutte en Afrique du Sud.
Selon l’entourage de Vital Kamerhe, président de l’UNC, celui-ci sera
absent en Afrique du Sud. Il reste à Kinshasa, indique-t-on, pour
finaliser les préparatifs de la marche du vendredi 26 octobre.
Quant à Molisho, Secrétaire général adjoint de l’Ensemble, il remplace
Pierre Lumbi, qui est resté au pays pour des raisons de santé.
En l’absence de Jean-Pierre Bemba, le MLC (Mouvement de Libération du
Congo) aligne sa Secrétaire générale, Eve Bazaiba, pour le Conclave de
Johannesburg.
Dans une matinée politique qu’il a animé dimanche à l’Est de Kinshasa
avant de prendre son vol pour la capitale française, Delly Sessanga,
président de l’Envol, a réaffirmé devant les militants de son parti la
ferme volonté de l’opposition de désigner, par consensus, un candidat
commun pour signer le certificat de décès du pouvoir en place qui,
selon lui, a ruiné le pays pendant 17 ans.
Il a précisé que les négociations sont très avancées pour la
désignation d’un candidat commun de l’opposition.
C’est le lieu de relever tout de même que ce conclave de l’opposition
s’ouvre sur fond d’une divergence majeure entre sociétaires au sujet
du rejet ou non de la machine à voter pour les scrutins du 23
décembre. Cette divergence vient de semer le doute dans les esprits
sur la capacité de l’opposition à relever le défi du choix du candidat
commun pour défaire le candidat le candidat du FCC (Front Commun pour
le Congo).
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) vient se
démarquer de ses « alliés » de l’opposition qui ne jurent que par la
mise à l’écart de la machine à voter comme préalable à leur
participation à la compétition électorale du 23 décembre 2018. Le
Secrétaire général de ce parti phare de l’Opposition, Jean-Marc
Kabund, a déclaré hier lundi à la presse que sa formation politique
ira aux élections avec ou sans la machine à voter, compte tenu du
risque d’un nouveau « glissement » du calendrier électoral et de
l’absence d’un plan de riposte contre le refus catégorique de la Ceni
de la retirer de l’organisation des élections.
Tout en respectant le point de vue de l’Union pour la Démocratie et
le Progrès Social, le secrétaire général de l’Union pour la Nation
Congolaise (UNC), a souligné s’en tenir à la déclaration commune de
l’opposition faite lors du meeting du 29 septembre 2018. Baudouin Mayo
estime que la divergence sur la machine à voter entre l’UDPS et les
autres candidats de l’opposition est surmontable, étant donné que les
négociations des couloirs se poursuivent pour que l’opposition parle
le même langage au sujet de tous les problèmes qui touchent au
processus électoral.
ERIC WEMBA

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