Calendrier électoral : le Gouvernement salue et promet son soutien

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Trois jours après sa publication par la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, le gouvernement vient de s’exprimer sur le calendrier électoral. C’est par la bouche de son porte-parole Lambert Mende Omalanga que l’Exécutif national a donné son avis sur ce document parchemin pour le processus électoral tant attendu, et dont la publication intervenue le dimanche 5 novembre 2017 continue de susciter des réactions en sens divers.

Contrairement à la plupart des forces de l’Opposition politique et
bon nombre d’organisations de la société civile notamment les
mouvements citoyens qui le rejettent, le Gouvernement salue la
publication du calendrier électoral qu’il qualifie d’étape décisive du
processus électoral qui vient d’être franchie. Avant de promettre son
soutien sans faille pour permettre ainsi à la Ceni d’organiser les
élections telles que prévues.
« C’est pour le Gouvernement de la République une étape décisive qui
vient d’être franchie par la CENI que d’autres, dans leur impatience,
ont longtemps accusée de mauvaise foi, de duplicité, de double langage
ou de faire le jeu d’un pouvoir soupçonné, à tort, d’avoir une
inclinaison viscérale au glissement.
Ce calendrier qui a bel et bien vocation à rencontrer les attentes
légitimes du peuple congolais ainsi qu’à mettre fin aux démangeaisons
des acteurs politiques et à certaines exigences de quelques décideurs
étrangers, peut compter sur un soutien sans faille du Gouvernement, et
ce, bien qu’il fasse l’objet de commentaires en sens divers, de
critiques acerbes voire d’attaques en règle », a déclaré en substance
le porte-parole du Gouvernement Lambert Mende. Avant de saluer au nom
du gouvernement le calendrier publié par la Ceni le dimanche 5
novembre 2017.
Par ailleurs, la publication du calendrier électoral par le pouvoir
organisateur des élections était un défi à accomplir pour la
République démocratique du Congo vis-à-vis de ses partenaires
extérieurs ; particulièrement ceux qui semblaient douter de la volonté
des institutions congolaises d’organiser les élections en
conditionnant leur accompagnement à la publication du calendrier.
« C’est aussi le moment et l’opportunité pour ceux de nos partenaires
extérieurs de bonne foi (il en existe) qui auraient à douter à un
moment ou à un autre de la volonté des institutions nationales
congolaises de rendre possible la tenue des élections et qui ont pour
cela conditionné leur accompagnement à la publication d’un calendrier
électoral, de démontrer désormais que leur solidarité maintes fois
déclarée avec la République Démocratique du Congo n’est pas factice ni
intéressée ou conditionnée par l’abandon par notre peuple de tout ou
partie de sa souveraineté.
La feuille de route assortie des contraintes objectives que la CENI a
livrées à l’opinion dimanche soir a besoin d’un accompagnement sans
faux fuyants de toutes les parties prenantes ».
Il importe que chacun accomplisse sa part pour que, pour la première
fois, grâce à des élections libres, transparentes et apaisées, un
passage de pouvoir pacifique et civilisé se fasse dans ce pays qui
n’entend plus revivre le drame atroce de la neutralisation politique
suivie de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, élu légitime des
Congolais en 1961 ».

Dom

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