Budget de Lamuka : le message troublant de Muzito

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On n’a pas fini de polémiquer, dans les réseaux sociaux et dans les salons politiques, au sujet de la dernière sortie médiatique d’Adolphe Muzito, ancien Premier ministre sous le premier mandat de Joseph Kabila (2008-2012). Son message déniant à l’homme politique et opérateur économique, Moïse Katumbi, millionnaire bien connu des milieux d’affaires du pays, d’Afrique et du monde, la moindre contribution dans le financement de la campagne électorale de Martin Fayulu, candidat de Lamuka à la présidentielle de décembre 2018, a jeté le trouble dans de nombreux esprits.

            Et l’opinion a été davantage troublée d’apprendre que cette plate-électorale, qui peine à se transformer en regroupement politique, fonctionne sans budget. Le Congolais moyen, qui avait vu ce candidat malheureux à la présidentielle battre campagne à travers le pays à bord des avions, a du mal à croire que Moïse Katumbi n’a pas contribué, en nature ou en espèces, aux déplacements de l’équipe de campagne de Fayulu et à l’organisation de ses meetings.

            Des interrogations s’entrechoquent dans les esprits pour tenter de comprendre le phénomène de l’absence de budget pour une « association momentanée » appelée à soutenir un candidat à la magistrature suprême du pays. En principe, un budget de campagne aurait dû être élaboré et des souscriptions sollicitées à cet effet.

            Mais s’il est effectivement établi que Lamuka n’a pas de budget, il y a lieu de se demander s’il ne bénéficie pas d’un financement occulte, inconnu de la majorité de ses leaders et connu seulement de quelques initiés. L’on peut aussi chercher à savoir si le bailleur des fonds qui avait mis 40.000 smartphones à la disposition de l’église catholique pour l’observation des élections, ne serait pas le financier occulte de cette plate-forme électorale.

            L’on ne peut résister, à la lumière de la prestation de Muzito, de se poser la question de savoir qui finance Lamuka depuis la réunion de Genève jusqu’à ce jour, en passant par la facture des élections. Un éclairage à cet effet devrait s’imposer, pour ne pas donner libre cours aux sources qui pointent du doigt un consortium minier international comme le sponsor de cette plate-forme électorale, et qui ne digérerait pas l’échec de son favori. Kimp

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