Budget 2020 : Sylvestre Ilunga devant les Sénateurs ce mardi

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Après l’Assemblée nationale où l’aval venait de lui être accordé en fin de semaine dernière, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba sera ce matin devant la Chambre haute du Parlement en vue de convaincre les Sénateurs pour qu’ils lui donnent aussi leur quitus pour l’adoption du projet du budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Mais, avant de présenter le projet du budget, le chef du Gouvernement devra se livrer au périlleux exercice d’expliquer comment les dépenses de l’Etat ont été effectuées durant l’exercice budgétaire 2018, dans ce qu’on appelle la « Reddition des comptes 2018 ».

         Bien que n’ayant pas géré cette période, c’est sur base du principe de la continuité de l’action de l’Etat que Sylvestre Ilunga devra s’expliquer sur les recettes et dépenses de l’époque, au titre du chef de l’Exécutif national.

         On rappelle que le budget 2018 géré totalement par le gouvernement Bruno Tshibala avait suscité un débat houleux en ce qui concerne l’engagement et la justification des dépenses de l’Etat au cours de la plénière consacrée à la reddition des comptes à l’Assemblée nationale. En sera-t-il le cas à la Chambre haute ? On le saura tout à l’heure à la plénière y consacrée.

         Le deuxième point à l’ordre du jour de la plénière de ce mardi 10 décembre au Sénat est la présentation du projet du budget 2020 par le Premier ministre. Comme d’habitude, le chef du gouvernement devrait commencer par faire l’économie générale de la loi de finances pour l’exercice 2020. Puis, le débat général sera ouvert sur la matière avant de passer au vote de recevabilité, suivi de l’envoi du projet de loi à la commission économique, financière et de la bonne gouvernance pour enrichissement et toilettage.

         Probablement, le débat risque d’être également houleux parce que les sénateurs chercheront à avoir la lumière sur nombre de rubriques budgétaires. La gratuité de l’enseignement de base, le financement de différents chantiers routiers dont les travaux sont actuellement en exécution, la relance de l’économie, la restauration de la diplomatie nationale, les différentes réformes à entreprendre…tous ces programmes ambitieux d’un gouvernement du changement ne manqueront pas de susciter la curiosité des intervenants.

         Cependant, le temps disponible pour les sénateurs appelés à examiner en deuxième lecture la loi de finances 2020 risque de faire défaut, car il ne reste que 5 jours pour que la session ordinaire de septembre 2019 dite budgétaire soit clôturée. On rappelle que la clôture devra intervenir ce 15 décembre.

         Y aura-t-il une session extraordinaire ou les sénateurs seront-ils tout simplement obligés d’examiner et adopter dans ce laps de temps le budget 2020 ? La question reste posée. Toutefois, en se référant au passé récent, certaines matières ont connu un traitement expéditif à la chambre haute pour raison de calendrier. Et là, le plus souvent, les membres de la commission concernée par la matière à examiner étaient associés aux travaux de la chambre basse afin d’avoir déjà l’idée pour permettre leur traitement rapide.

         Au cas contraire, une session extraordinaire pourra être convoquée du fait qu’il est moins probable que les deux chambres adoptent automatiquement le budget dans les mêmes termes sans passer par une commission mixte paritaire afin d’harmoniser les vues.

         Une autre raison qui milite pour la convocation de la session extraordinaire est l’adresse du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation, discours qui sera prononcé devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Félix Antoine Tshisekedi pourra-t-il s’exprimer avant le 15 décembre, date de la clôture constitutionnelle?        Dom

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